Image default
Economie

7 erreurs à éviter pour lancer son entreprise


Alors que près d’1 français sur 3 envisage de créer ou de reprendre une entreprise, Le Figaro vous dresse les 7 pièges à éviter pour réussir sa création d’entreprise.

Se lancer dans l’entrepreneuriat séduit de plus en plus… Selon le dernier baromètre mené en janvier 2020 par Opinionway pour le Salon des Entrepreneurs de Paris, près d’1 français sur 3 envisage de créer ou de reprendre une entreprise. Pourtant, devenir chef d’entreprise n’est pas une tâche aisée et pour qu’une aventure entrepreneuriale soit réussie, il y a certaines erreurs à éviter.

Erreur #1. Choisir l’entrepreneuriat pour ne plus avoir de patron

Selon la deuxième édition de l’Indice entrepreneurial Français, réalisée l’Agence France entrepreneur en 2018, 49% des Français qui souhaitent monter leur entreprise ou en reprendre une sont motivés par le désir d’être indépendant et d’être leur propre patron. «Le problème avec cette vision est qu’elle est partiellement fausse. En effet, si l’entreprise se développe, l’entrepreneur sera sûrement amené à lever des fonds, à recruter des managers qui vont devenir son égal dans le Comité Exécutif de l’entreprise», met en avant Pauline Roux, Partner au sein du fonds d’investissement français Elaia. Le chef d’entreprise n’est alors plus totalement seul aux manettes.

Thibaud Elziere, fondateur du start-up studio eFounders, poursuit : « L’entrepreneur n’aura pas de chef à proprement parler mais lorsqu’on lève des fonds, on a des comptes à rendre à soi-même, on se met une certaine pression car on s’engage moralement sur 2 ou 3 ans à faire tout ce qui est possible pour réussir. »

#2. Créer son entreprise seul

D’après les chiffres publiés par l’Insee sur les entrepreneurs de 2018, la création d’entreprise est souvent une démarche solitaire : deux créateurs sur trois sont seuls à l’origine de leur projet. Et pourtant, il serait préférable de se lancer dans l’aventure à plusieurs, selon Pauline Roux, d’Elaia. «Dans l’entrepreneuriat, la charge de travail est très élevée, il faut avoir les épaules pour réussir à le faire seul. De plus, les entrepreneurs «solo» ont une moins grande capacité à être challengé sur leurs idées».

#3. Se lancer dans l’entrepreneuriat pour l’argent

D’après l’étude de l’Agence France entrepreneur, 35% des personnes souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat le feraient notamment pour gagner plus d’argent. Et pourtant, d’après Thibaud Elziere d’eFounders, les entrepreneurs qui ont réussi n’étaient pas seulement motivés par des questions pécuniaires : «Pour réussir son aventure entrepreneuriale, il faut avant tout être passionné par son sujet, son produit ou son marché, mais ne pas être obnubilé par l’argent», assure-t-il.

#4. Garder son idée pour soi

Même si les entrepreneurs ne cessent de répéter qu’il est important de partager son idée pour obtenir des retours, certains continuent à vouloir garder leur idée secrète pour ne pas prendre le risque de la voir utiliser. «La probabilité qu’une personne entende parler de cette idée et choisisse le même moment pour se lancer dans l’entrepreneuriat est très faible. L’entrepreneur a beaucoup plus à gagner à la partager et d’en retirer des conseils et des avis», revendique le fondateur d’eFounders.

#5. Ne pas écouter les conseils

«De nombreux entrepreneurs n’incluent pas l’écoute dans leur qualité de dirigeant. Ils pensent que puisqu’ils mènent l’entreprise, ils savent comment le faire. C’est regrettable», déplore Pauline Roux. Il est pourtant essentiel d’écouter les conseils d’entrepreneurs déjà passés par ces étapes de création d’entreprises ou des professionnels du secteur qui ont une certaine connaissance de l’entrepreneuriat et de ses différentes étapes.

VOIR AUSSI – Agnès Verdier-Molinié: «Il faudrait qu’on adopte un taux maximum d’imposition sur les entreprises»

#6. Bâcler le recrutement

«Une grande majorité des entrepreneurs surestime leur capacité à savoir bien recruter et sous valorise l’argent qu’il faut investir pour recruter de véritables talents», met en avant Thibaud Elziere. Il est notamment essentiel de structurer le processus de recrutement en définissant précisément les missions du poste et les qualités requises afin d’analyser si le candidat les possède réellement. Avoir recours à un professionnel du recrutement peut être une solution pour être accompagné dans cette tâche.

Recruter quelques profils seniors peut également être essentiel pour le développement de l’entreprise. «Il est important d’accorder quelques gros salaires pour recruter des personnes qui pourront aider l’entreprise à mettre en place des process et avoir une vision plus long terme grâce à leur expérience passée», déclare Pauline Roux d’Elaia.

#7. Considérer la levée de fonds comme un objectif final

Les start-up tricolores ont déjà levé 5,4 milliards de dollars (soit environ 4,5 milliards d’euros) sur les six premiers mois de l’année 2021. Mais l’entrepreneuriat ne rime pas forcément avec levée de fonds. «Il faut rappeler que lorsqu’on lève des fonds, l’objectif in fine est que l’entreprise soit vendue. Cela ne correspond pas forcément à l’envie de tous les chefs d’entreprise», déclare Pauline Roux.

Et même lorsque les entrepreneurs souhaitent utiliser cet outil financier pour s’étendre à l’international notamment, la levée de fonds ne doit pas être considérée comme une fin en soi mais comme un moyen pour se développer. «On voit certains entrepreneurs qui sont plus motivés par le fait de lever des fonds et d’avoir une belle valorisation que par le développement de leur entreprise en tant que tel», regrette le fondateur d’eFounders.


VOIR AUSSI – Paroles d’expert – Antoine Frérot: «Une entreprise est prospère parce qu’elle est utile et non l’inverse»



Source link

Autres articles

une entreprise française veut recycler des avions de ligne en bombardiers d’eau

administrateur

Jumbo, l’application qui protège vos données personnelles de l’appétit des GAFA

administrateur

Les travaux publics s’engagent à embaucher plus d’apprentis en 2021

administrateur

la direction et les salariés ont signé un «accord de méthode»

administrateur

un trou de 700 millions dans les caisses de l’État

administrateur

Les emballages plastiques alimentaires pointés du doigt

administrateur