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Economie

984.000 € ont été gaspillés dans le tertiaire durant le confinement


Environ 40% des bureaux, hôtels et commerces ont été en surconsommation d’énergie.

C’est l’une des priorités du plan de relance: la rénovation énergétique des bâtiments. Aussi bien publics que privés. Près de 7 milliards d’euros seront consacrés à cet objectif. L’enjeu est de taille car les gaspillages sont légion. Start-up créée en 2014 qui aide à réduire la consommation énergétique du parc immobilier (privé et public), Deepki s’est penchée sur celle dans le bâtiment tertiaire (bureaux, hôtels, commerces…) entre le 17 mars et le 11 mai derniers.

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Les chiffres font froid dans le dos: chaque semaine, ce sont environ 123.000 euros qui auraient pu être économisés pour les 3500 bâtiments que la société a passés au crible. Soit un total d’environ un million d’euros (984.000 euros exactement) durant les deux mois du confinement. À l’échelle du pays, le potentiel d’économies, dans le bâtiment tertiaire, est estimé par la start-up à plusieurs millions d’euros.

Autre chiffre marquant: près de 40% de ces immeubles sont mal régulés. En d’autres termes, ce sont autant de bâtiments qui ont maintenu une consommation énergétique (très) élevée alors qu’ils étaient inoccupés ou inopérants. «Ces gisements d’économies peuvent être exploités sans recourir à des investissements massifs, affirme Emmanuel Blanchet, directeur général et cofondateur de Deepki, qui est passé par Bouygues Construction. Des actions de sensibilisation des usagers et un meilleur réglage des équipements peuvent déjà avoir un effet bénéfique très important».

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Une baisse de 40% d’ici 2030

Comment la start-up en est arrivée à de tels résultats? Deepki a d’abord analysé la consommation énergétique des 3500 bâtiments pendant le confinement pour savoir qu’elles étaient celles qui étaient «normales» au vu du contexte et celles qui correspondaient à du gaspillage. Pour cela, la société a déterminé un niveau maximal que les consommations énergétiques ne doivent pas dépasser. Deepki a pris comme référence un créneau durant la nuit – en l’occurrence de 2h à 5h – (appelé le «talon»), pour chaque jour du mois précédant le confinement. Si les consommations sont supérieures au «talon», elles sont considérées comme étant du gaspillage.

Puis, Deepki a comparé la consommation énergétique avant et pendant le confinement. Le résultat est édifiant et sans appel (voir ci-dessous). Dans le cas d’un site qui a coupé ses installations entre mi-mars et mi-mai (à gauche), les consommations ont très nettement diminué. En revanche, elles sont quasiment équivalentes si les équipements sont restés actifs (à droite). «Lasobriété des bâtiments passe, en partie, par un meilleur pilotage de leur consommation énergétique, plus accessible que des travaux lourds», conseille Emmanuel Blanchet. Le temps presse: un décret publié entré en vigueur le 1er octobre 2019, oblige les bâtiments tertiaires de plus de 1000 m² à réduire leur consommation énergétique de 40% d’ici 2030.

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