Image default
Economie

à l’entrée des grands magasins parisiens, les clients prennent leur mal en patience


REPORTAGE – Un arrêté de la préfecture de police soumet, dès ce lundi, les grands magasins et certains centres commerciaux au passe sanitaire.

De plus en plus de centres commerciaux français sont contraints de contrôler le passe sanitaire de leurs clients. Les grands magasins et centres commerciaux de la capitale ne font pas exception. La préfecture de police a ainsi jugé nécessaire l’application de restrictions à l’entrée de certains établissements, et ce malgré un taux d’incidence légèrement inférieur à 200 pour 100.000 habitants. Les Galeries Lafayette, le Printemps Haussmann, le BHV, Le Bon Marché, la Samaritaine, Italie 2, Beaugrenelle, Vill’up et Aéroville sont concernés depuis ce lundi matin.

Profitant de l’accalmie offerte par les vacances d’été, les grands magasins ont ainsi pu peaufiner leur organisation. Aux Galeries Lafayette, une dizaine d’agents se sont répartis aux différentes entrées du magasin pour s’assurer du bon déroulement de la journée. À la Samaritaine trois employés par porte ont également été affectés au contrôle du passe.

À VOIR AUSSI – Le passe sanitaire est désormais obligatoire dans les grands centres commerciaux

Des magasins et des clients bien préparés

Lundi matin, le flot de clients a donc été absorbé sans trop d’encombres. Des affichettes expliquant les nouveaux contrôles ont fleuri sur les portes des établissements qui font preuve de pédagogie. Lorsque la queue de clients s’allonge, le personnel de la Samaritaine pense aussi à répartir les visiteurs entre les deux entrées du magasin. Dans la plupart des cas, le contrôle ne prend ainsi que quelques secondes. Une tente de tests antigéniques a été installée en face de l’entrée «pour permettre à ceux qui n’ont pas le passe d’accéder aux magasins», selon l’étudiant en charge des prélèvements.

Des affichettes expliquant l’entrée en vigueur du passe sanitaire ornent désormais la façade des grands magasins.

Accéder au diaporama (3)

Les clients sont conciliants face au temps d’attente : «C’est normal, il faut le temps que cela se mette en place» confient deux étudiants, qui témoignent également de leur satisfaction, assurés, grâce au passe, que «tout se passera bien, une fois à l’intérieur». Une cinquantenaire de passage dans le magasin reconnaît aussi le bon déroulement de l’opération : «Quand on a notre passe, ça n’est pas une contrainte. Pour les non-vaccinés, c’est plus compliqué» concède-t-elle. Un peu plus loin, une mère de famille fait part de son mécontentement : «Le passe rend les choses plus compliquées, ça prend du temps et ça ne marche pas toujours».

Des complications ponctuelles, notamment pour les touristes étrangers

Pour les clients qui ne peuvent pas présenter de QR Code au bon format, ou pour les touristes, les choses peuvent cependant se compliquer. Au BHV, une sexagénaire a ainsi dû patienter cinq minutes avant de pouvoir entrer. La cause de ce contrôle allongé ? Son QR code, imprimé au format papier, n’était pas à la bonne taille. «Le vigile a dû s’y prendre à de multiples reprises avant de réussir à scanner mon passe. Pourtant c’est le document donné par la sécurité sociale» s’étonne-t-elle.

À la Samaritaine, ce sont les tests anti-covid qui posent problème. Une jeune femme non vaccinée, venant des Hauts-de-Seine, a décidé de profiter de la durée de validité de son test de 72h, «pour faire tout ce qu’elle avait à faire» mais a failli se voir refuser l’entrée. En effet, les vigiles lui auraient expliqué que «seules les attestations papier étaient autorisées pour justifier de la validité d’un test», les QR codes électroniques étant réservés aux personnes vaccinées. Elle s’étonne cependant de ne pas avoir été informée de cette subtilité. «Le vigile a pris le temps de m’expliquer la situation car il n’y avait pas trop de monde, mais pendant les périodes d’affluence, cela va être le bazar» prévoit-elle.

Devant la Samaritaine, les clients patientent en attendant le contrôle de leur passe sanitaire. Jean Gaboriau / Le Figaro

Enfin, pour les touristes étrangers, l’application du passe sanitaire réserve son lot de surprises. Une touriste libanaise, arrivée la veille à Paris, s’étonne ainsi de se voir refuser l’entrée de La Samaritaine. Elle n’a pas pensé à prendre son passe sanitaire sur elle, et son test anti-covid date de plus d’une semaine. Elle devra donc revenir une autre fois, mieux préparée. Certains touristes doivent s’armer de patience. Un jeune couple est ainsi mis sur le côté de la file d’attente à l’entrée du grand magasin. Ils ne pourront accéder à l’établissement qu’après quelques minutes de négociation avec trois agents de sécurité différents.

Aux Galeries Lafayette, une accompagnatrice de séjours linguistiques confie qu’il faut avoir un peu de chance lorsqu’on est étranger. Sur les 40 étudiants qu’elle guide à travers Paris, la probabilité de rencontrer un problème est grande et la possibilité d’entrer ou non «dépend donc de la personne sur qui on tombe à l’entrée». Des touristes néerlandaises saluent cependant une «bonne initiative», même si elles n’étaient pas au courant du dispositif. Il faudra donc encore un peu de temps aux touristes de la capitale pour s’habituer à ces nouvelles mesures.



Source link

Autres articles

comment résoudre le bug «Try again»

administrateur

à Lyon, l’Entreprise des possibles a déjà aidé 1 550 personnes

administrateur

«L’application StopCovid est indispensable, mais pas suffisante»

administrateur

L’Assemblée vote finalement la sortie de l’état d’urgence et le «pass sanitaire»

administrateur

La France construit trop peu de HLM, s’alarme la patronne du logement social

administrateur

En Suède, ces maisons miniatures font fureur

administrateur