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Economie

Affaibli par la pandémie, le journal 20 minutes se réinvente


L’édition papier du journal gratuit sera désormais distribuée trois jours par semaine. Après une baisse de 38 % du chiffre d’affaires en 2020, le média mise sur le numérique pour rebondir dans les prochains mois.

Une nouvelle formule pour 20 minutes dès ce mercredi 9 juin. L’édition papier du journal gratuit sera désormais distribuée trois jours par semaine: le lundi, mercredi et vendredi, au lieu de quatre. Après une baisse de 38 % du chiffre d’affaires en 2020, le média mise sur le numérique pour rebondir dans les prochains mois. La filiale des groupes Ouest-France et Rossel entame une refonte de son site web et espère porter ses revenus numériques à 50 % de son chiffre d’affaires en 2022, contre 37 % en 2019.

Entre l’effondrement du marché publicitaire, la suspension de sa version papier pendant le premier confinement, et la désaffection des transports en commun où il est beaucoup distribué, la situation économique de 20 minutes, a été fortement détériorée par la crise sanitaire. Néanmoins, le journal a vu son audience numérique grimper avec la crise sanitaire, atteignant certains jours plus de 15 millions de visites.

«Toutes les idées nous ont traversé durant le confinement: abandonner le papier ou passer au payant. Mais nous avons très vite conclu que c’était important de conserver le journal papier le plus longtemps possible, même si nous sommes sur un marché qui décline tout doucement», explique Frédéric Daruty, président-directeur de 20 minutes.

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Miser sur les revenus publicitaires numériques

Pour rebondir en cette sortie de crise sanitaire, le média a mis en place une nouvelle formule papier, avec «un complet repositionnement éditorial», dévoile la directrice de la rédaction, Armelle Le Goff. 20 minutes sera désormais publié le lundi, mercredi et vendredi, avec des thématiques qui changeront selon le jour. La rédaction, qui compte 91 journalistes dont un tiers des effectifs en régions, proposera plus de sujets environnementaux et culturels à son cœur de cible: les 18-30 ans.

La refonte du site web est prévue pour l’année prochaine. Pour redresser ses comptes, 20 minutes espère augmenter ses revenus publicitaires en misant sur la vidéo, l’audio et le «brand content» (production de contenus pour des marques). Par ailleurs, avec la disparition des cookies, le ciblage ne devient possible qu’avec le mail de l’utilisateur. À cet égard, 20 minutes proposera à ses lecteurs un accès à des «contenus personnalisés, plus locaux et à différentes fonctionnalités» pour les convaincre de s’inscrire sur son site. Pour renforcer ses données et attirer les annonceurs, 20 minutes a également noué une association stratégique avec Ouest-France.

Enfin, avec la chute de fréquentation des transports en commun et le développement des mobilités douces, le journal va déployer de nouveaux points de distribution dans les rues, les commerces de proximité, les universités ou encore les espaces de coworking. «Dans une époque où il y a une polarisation de l’opinion, nous voulons produire de l’information inclusive pour les lecteurs. Et ce, dans un contexte apaisé», conclut Frédéric Daruty.

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