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Economie

Afyren cherche à lever au moins 70 millions d’euros


Afyren, «greentech» de la chimie verte qui a annoncé le 26 août son projet de s’introduire en Bourse sur Euronext Growth, prévoit une augmentation de capital «d’environ 70 millions d’euros, pouvant être portée au-delà de 80 millions» afin d’aider au financement de la construction de deux nouvelles usines. La fourchette de prix indicative de l’offre se situe entre 8,02 euros et 9,72 euros par action, a indiqué Afyren dans un communiqué mardi.

La société a reçu des engagements de souscription de 32,66 à 35 millions d’euros provenant de Bpifrance, Mirova, Sofinnova Industrial Biotech 1 et du Crédit Agricole Centre France Développement. La clôture de l’offre est prévue le 27 septembre au soir et la clôture du placement global le 28 septembre à midi, précise le communiqué. La première cotation pourrait intervenir le 1er octobre, a indiqué Maxime Cordonnier, directeur financier lors d’une rencontre avec la presse.

Projet de deux nouvelles usines

Fondée en 2012 à Clermont-Ferrand, la société utilise des matières premières végétales fermentées alternativement aux ingrédients pétrosourcés pour produire des acides biosourcés et bas carbone. Elle cherche à construire deux nouvelles usines, après une première, Afyren Neoxy, lancée avec le soutien de Bpifrance à Carling-Saint-Avold en Moselle. Afyren, qui a déposé 10 brevets pour produire sept acides différents, produit aussi un engrais utilisable en agriculture biologique.

La société, adepte du «zéro déchet», estime à 13 milliards de dollars le marché des acides carboxyliques biosourcés (tous labellisés Ecocert, utilisables dans des produits bio). Ces acides sont exploités pour leurs propriétés de conservation, antibactériennes ou olfactives dans les industries agroalimentaires humaines (pain industriel), animales (aliments), ou encore dans l’industrie des lubrifiants ou cosmétique, à la place des mêmes acides issus de la pétrochimie. L’usine de Carling produira 7.000 tonnes d’acides par an et 23.000 tonnes d’engrais, en partant de la mélasse et de la pulpe de betteraves, qui sont des coproduits de l’industrie sucrière. Afyren a sécurisé son approvisionnement en signant un accord à cinq ans avec le numéro un mondial du sucre, l’Allemand Südzucker.

Pour sa première usine, dont la société détient 51% et produira dès la fin du premier trimestre 2022, 60% de la production a déjà été prévendue, essentiellement au secteur agroalimentaire, dont l’intégralité des engrais à la société Terrial, une société commune du groupe Avril et de Suez, a indiqué Nicolas Sordet, président et cofondateur. «Nous sommes en discussion avec 300 clients qui nous demandent des volumes que nous ne sommes pas capables de fournir pour l’instant», a-t-il précisé. «Nous produisons des acides qui existent déjà, au même prix que ceux issus de la pétrochimie, mais dans le respect de l’environnement, à partir de produits renouvelables, ce qui permet de mettre l’accent sur la naturalité lorsque nos clients sont dans l’agroalimentaire, ou sur la baisse du carbone lorsqu’ils sont sur le marché aéronautique par exemple», a-t-il expliqué.

Pour sa première usine, Afyren vise une marge opérationnelle de 25%, et de 35% pour les deux autres usines, qui ne seront pas basées en France: Le groupe étudie le marché nord-américain et l’Asie du Sud-Est. La deuxième devrait démarrer en 2024, la troisième à l’horizon 2026, chacune devant produire 28.000 tonnes, à partir vraisemblablement de coproduits agricoles également (mélasse de canne à sucre ou de maïs).



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