Image default
Finance

Après des profits record, JPMorgan surveillé sur ses coûts



Publié le 14 janv. 2022 à 18:36

Les banques américaines remettent leurs comptes annuels dans l’ordre. Après avoir massivement provisionné en 2020 pour se prémunir de défauts de paiement chez leurs clients, elles ont repris une bonne part de leurs réserves l’an dernier. De quoi conforter leurs résultats l’an dernier. JPMorgan, qui a ouvert vendredi le bal des banques de Wall Street, a ainsi affiché un résultat net de 48,3 milliards de dollars sur l’année, en hausse de 66 % par rapport à 2020.

Citi et Wells Fargo, qui publiaient également leurs résultats vendredi, sont sur la même tendance. Dirigé depuis mars dernier par Jane Fraser , Citi a enregistré un résultat net de 22 milliards de dollars sur l’année, doublé par rapport à 2020. Ses revenus, à 71,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires, ont en revanche chuté de 5 % sur un an. La PDG, qui veut rendre Citi plus « efficace », est surtout attendue sur le redressement du taux de rendement des fonds propres (RoE). Il est revenu à 11,5 % l’an dernier, contre 10,3 % en 2019, mais reste loin du champion JPMorgan (19 %).

Wells Fargo, qui avait porté à sa tête Charlie Sharf en 2019 pour remettre la banque d’aplomb après un scandale, a publié de son côté un résultat net de 21,5 milliards de dollars, contre 3,37 milliards de dollars en 2020. Ses revenus ont crû 5,7 % sur un an, à 78,5 milliards de dollars (+5,7 %).

Fusions-acquisitions

Les banques ont profité des aides publiques massives, qui ont limité les faillites des entreprises. Par ailleurs, elle bénéficient des dépôts en hausse chez leurs clients particuliers, et d’une consommation effrénée, qui a dopé l’activité des cartes de crédit. Le marché de l’immobilier a aussi été dynamique, mais, dans d’autres domaines, l’activité de prêts a parfois été bridé par les pénuries, comme sur le marché de l’automobile.

Numéro un du marché par la taille de ses actifs, JP Morgan a profité d’opérations de fusions-acquisitions à un niveau « sans précédent »: elles ont fait bondir ses commissions de 37 % au quatrième trimestre. « L’économie continue de bien se porter malgré les vents contraires liés au variant Omicron, à l’inflation et aux goulots d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement », a estimé le PDG de JP Morgan, Jamie Dimon, dans un communiqué.

Hausse des coûts

Les investisseurs ont tout de même fait reculer le cours du titre JPMorgan à l’annonce des résultats, visiblement déçus par les performances des activités de trading en fin d’année. Si la banque a réalisé un résultat net encore meilleur qu’en 2019, déjà record (36 milliards de dollars), ses coûts ont augmenté plus vite que ses revenus l’an dernier (de 4,7% contre 1%). Citi a vu aussi ses coûts bondir de 9 % l’an dernier.

Avec une hausse annoncée des investissements technologiques et un marché de l’emploi tendu qui pousse les salaires à la hausse, l’évolution des dépenses par les analystes sera scrutée de près. JPMorgan prévoit des dépenses en hausse de plus de 8 % cette année, à 77 milliards de dollars. Selon les analystes d’UBS, cette prévision dépasse nettement le consensus. Malgré l’inflation , Jamie Dimon se dit « optimiste » pour 2022, avec notamment un marché du crédit jugé « sain » et des « consommateurs (qui) bénéficient de la croissance de l’emploi et des salaires ».



Source link

Autres articles

Le Covid-19 rebat les cartes du marché français des fusions-acquisitions

administrateur

Europcar, première restructuration d’un bénéficiaire de prêts garantis par l’Etat

administrateur

Les traders de la City plaident pour les 35 heures

administrateur

Les banques américaines autorisées à racheter des actions

administrateur

SCOR et Covéa mis sous pression sur leur gouvernance

administrateur

A la BCE, « les géants de la tech inquiètent beaucoup moins que le monde des cryptoactifs »

administrateur