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Finance

Attaqué de toute part, Binance donne des gages et tente de rentrer dans le rang



Publié le 28 juil. 2021 à 12:27

La plus grande plateforme d’échanges de cryptomonnaies ne veut plus faire de vagues. De plus en plus critiquée par les autorités de régulation du secteur financier, Binance promet désormais de se conformer aux réglementations locales.

Il faut dire que l’étau se resserrait autour de la plateforme. Après la FCA en Angleterre et la BaFin en Allemagne, les régulateurs italiens, hong-kongais, lituaniens et thaïlandais s’étaient récemment inquiétés de l’absence de régulation de Binance.

Obtenir des licences et autorisations

La plateforme a connu des difficultés avec ses partenaires financiers, alarmés par les annonces des régulateurs, qui ont notamment coupé son accès au réseau de paiement européen SEPA . Au point de pousser certains fonds spéculatifs à prendre leurs distances avec elle.

« Nous avons entamé les procédures pour obtenir des licences et autorisations là où il existe un cadre juridique pour les plateformes d’échanges de cryptomonnaies. Nous travaillons en ce sens dans les régions Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique latine », a écrit son fondateur Changpeng Zhao, surnommé CZ, sur Twitter.

C’est une petite révolution pour Binance. La plateforme s’est développée ces dernières années sans avoir de structure opérationnelle définie ou de siège social établi, ce qui lui a permis d’ignorer pendant longtemps les demandes des régulateurs.

Changement de ton

Encore récemment, le groupe fondé en 2017 en Chine avait assuré ses clients britanniques qu’ils pourraient continuer à utiliser ses services, et ce en dépit d’un avertissement de la FCA soulignant qu’aucune entité de Binance n’était autorisée au Royaume-Uni.

Depuis, le changement de ton est radical. « Sur le long terme, jouer dans les règles, être 100 % conforme, c’est beaucoup mieux d’opérer dans les clous », a déclaré CZ durant une conférence de presse mardi.

La plateforme compte désormais mettre en place des sièges régionaux, tournant le dos à sa structure décentralisée, et nommer à leur tête des personnalités spécialisées dans la conformité. Et ce n’est pas le seul geste de bonne volonté de Binance. Le groupe a multiplié les annonces ces derniers jours, même si les réformes annoncées ne vont pas forcément très loin.

Des réformes a minima

Elle a notamment renoncé aux « actions tokenisées », en réalité des produits dérivés produits par la firme allemande CM-Equity qui permettent de spéculer sur l’évolution du cours de sociétés cotées. La BaFin avait menacé Binance de poursuites sur ce dossier.

Binance a également drastiquement réduit l’effet de levier maximal permis sur sa plateforme sur les dérivés de cryptomonnaies. Il est passé d’un facteur 125 à 20 pour les nouveaux utilisateurs, ce qui reste intrinsèquement très élevé et bien supérieur à la limite de 2 en vigueur en France.

Enfin, Binance a renforcé a minima ses procédures anti-blanchiment. Les utilisateurs devront transmettre une preuve formelle de leur identité pour pouvoir utiliser sans limite la plateforme. Faute de quoi ils seront limités à des retraits de 0,06 bitcoin par jour, soit tout de même 2.400 euros.





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