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Economie

au minimum 30.000 tests PCR pour les festivaliers


À raison d’un test PCR toutes les 48 heures à présenter pour chaque festivalier non vacciné, le centre de dépistage installé au plus proche du festival a enregistré, à lui seul, 29.610 tests en 11 jours.

Des milliers de tests PCR juste pour le festival. D’après la mairie cannoise, 29.610 dépistages ont été réalisés entre le 5 et le 17 juillet, au sein du centre éphémère installé à l’occasion du festival du 7ème Art et à disposition des quelque 20.000 accrédités, selon les chiffres du Festival.

Pour assurer un protocole sanitaire des plus stricte, la 74ème édition du Festival de Cannes s’est dotée d’un centre de dépistage COVID-19 installé par la mairie de la ville en partenariat avec les équipes du laboratoire Bioesterel de Biogroup. Ce centre de 450 m² a tourné de 8h à 21h pendant toute la durée de l’évènement, avec 56 salariés pour tester jusqu’à 4.000 personnes par jour.

Des tests en nombre et gratuits

Après une année 2020 sans festival de Cannes, annulée pour cause de pandémie, la 74ème édition du grand évènement du cinéma a bien eu lieu, mais cette fois, en respectant un protocole sanitaire draconien. Sans la preuve d’une attestation de schéma vaccinal complet ou d’une immunité acquise et prouvée contre le Covid-19, les festivaliers devaient pouvoir justifier d’un test PCR où antigénique négatif de moins de 48 heures. Cette condition concernait les 20.000 personnes accréditées ainsi que les quelque 700 membres du personnel.

Les dépistages étaient gratuits pour tous les festivaliers y compris pour les étrangers, dont les tests ont été financés par le FIF (Festival du Film) à compter du 7 juillet, confirme le docteur Guillaume Armana du laboratoire partenaire Bioesterel. A ce jour, les tests PCR et antigéniques dit « tests de confort» sont toujours gratuits pour tous les Français mais deviendront payants à l’automne prochain, comme l’a annoncé le chef de l’Etat lors de sa dernière allocution du 12 juillet.

Le nombre de tests PCR réalisés pour la seule occasion du festival peut poser question. Les quelque 30.000 tests comptabilisés ne concernent que le centre éphémère installé sur l’esplanade Pantiero. Six pharmacies étaient également partenaires pour réaliser les tests antigéniques et les congressistes et touristes venus pour l’évènement ont également pu se faire tester dans d’autres lieux dédiés aux dépistages. Le nombre de tests réalisés à Cannes a été bien au-delà de la moyenne habituelle, comme en témoigne la responsable d’une des pharmacies partenaires accolant le palais des festivals : «Nous sommes absolument débordés, nous testons actuellement entre 250 et 300 personnes quotidiennement contre une trentaine par jour en temps normal».

Derrière le protocole, les enjeux

Pour le médecin biologiste Guillaume Armana, en charge de la coordination du dispositif de dépistage du festival pour Biogroup, ce protocole «exigeant» se justifie pleinement et se voulait « rassurant », autant pour les organisateurs que les participants. Le service de presse de la mairie de Cannes a également justifié la mise en place d’un tel dispositif par la volonté de garder la situation « sous contrôle » et de pouvoir assurer l’évènement dont les enjeux économiques sont déterminants pour la ville, comme le souligne David Lisnard dans son communiqué : «Sur ces onze jours de festivités, notre destination a pu engranger plusieurs millions d’euros de retombées financières». En temps normal, c’est-à-dire hors contexte pandémique, le festival de Cannes représente environ 200 millions d’euros de retombées économiques pour la ville.

Avec 131 cas révélés positifs au COVID-19 sur 29.160 (au moment de la publication du communiqué le 18 juillet), le maire David Lisnard se félicite d’avoir « assuré la protection sanitaire des festivaliers comme des habitants », et d’avoir permis « à l’ensemble des professionnels cannois du secteur de l’événementiel de retrouver l’essence de leur métier».



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