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Finance

Avec l’appui du sud-africain Sanlam, Allianz vise la première place en Afrique



AXA va avoir un nouveau concurrent de poids en Afrique. Son rival allemand Allianz et le géant de l’assurance sud-africain Sanlam ont annoncé mercredi leur intention de s’unir en Afrique pour créer « le plus gros acteur panafricain de services financiers non bancaires sur le continent ».

Après deux ans de négociations, les deux assureurs ont annoncé mercredi qu’ils allaient regrouper leurs activités dans 29 pays africains. L’Afrique du Sud, berceau de Sanlam, est exclue de l’entreprise commune, tout comme dans un premier temps la Namibie.

« L’Afrique a un énorme potentiel de croissance, a souligné le patron d’Allianz, Oliver Bäte, lors de l’assemblée générale du groupe mercredi. Or la pénétration du marché par les assurances est comparativement faible ». Ce taux de pénétration était de 3 % en 2020, selon un rapport du cabinet de conseil McKinsey.

« Conformément à l’ambition déclarée de Sanlam d’être un groupe de services financiers panafricain de premier plan, la coentreprise proposée nous permettra de franchir une étape importante vers la réalisation de cette ambition », a indiqué Paul Hanratty, le patron de Sanlam, un géant de 154.000 employés présent dans 33 pays d’Afrique.

La coentreprise « fait suite à d’autres efforts récents d’Allianz pour se développer en Afrique », note l’analyste de Jefferies, Philip Kett. Présent depuis 1912 sur le continent, l’assureur allemand y compte plus de 2.000 employés et 1,7 million de clients.

Environ 2 milliards de capital

Après avoir freiné ses activités en Afrique de l’Ouest, Allianz a consolidé sa présence ces dernières années à l’Est et au Maghreb en reprenant des activités de Zurich au Maroc en 2016, la compagnie Ensure au Nigeria en 2017, une participation de 8 % dans Africa Re en 2018 et en achetant Jubilee au Kenya l’année dernière.

Avec le sud-africain Sanlam, qui a enregistré 354 milliards de rands sud-africains de primes en 2021 (21,2 milliards d’euros), Allianz franchit une étape supplémentaire. Leur future entité aura des fonds propres d’environ 33 milliards de rands (2 milliards d’euros) et sera détenue à hauteur de 60 % par Sanlam.

Allianz reste au second plan mais propose tout l’éventail de ses solutions. Cette combinaison doit permettre d’offrir « de plus grandes économies d’échelle, une présence géographique plus étendue, une part de marché combinée plus importante et une offre de produits plus diversifiée », expliquent les partenaires.

Rivalité d’Axa

Dans un monde vieillissant, « l’Afrique est une opportunité de croissance sous-estimé », explique l’analyste de Jefferies. Très inégalement réparti, le marché est dominé par l’Afrique du Sud, qui représente 70 % des primes du continent. Il est également disparate en termes de produits, avec par exemple une part de 98 % pour l’assurance non-vie en Angola mais seulement de 20 % en Afrique du Sud, indique McKinsey.

L’Allemand et le Sud-Africain ne seront pas seuls sur ce marché où ils doivent également rivaliser avec des « assurtech » très dynamiques. Présent dans une dizaine de pays africains, AXA s’est notamment associé à Baloon en Afrique de l’Ouest pour distribuer son offre. Le groupe français, dont les activités africaines sont dirigées par Hassan El-Shabrawishi, compte plus de 6.000 employés sur le continent.



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