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Finance

Aviva France devient Abeille Assurances



Publié le 13 oct. 2021 à 6:17

Aviva France renonce au bleu et au vert de son logo pour leur préférer le jaune et le noir. L’assureur va dévoiler ce mercredi qu’il s’appellera désormais Abeille Assurances. Un changement de marque attendu et pensé pour marquer le retour aux sources tricolores de l’assureur jusqu’alors sous pavillon britannique.

Ce baptême est la conséquence logique du bouclage en septembre du rachat de la filiale française du groupe coté britannique Aviva, par le groupe mutualiste français Aéma, qui abrite déjà les enseignes Macif et Aésio.

Annoncée au printemps, l’opération à 3,2 milliards d’euros, qui a donné lieu à une bataille entre poids lourds de la finance , permet à Aéma de revendiquer la place de 5e acteur de l’assurance dans l’Hexagone, avec 1 Français sur 6 assuré en son sein.

Pas question pour autant pour Aéma de gommer les spécificités de ses entités alors qu’Aviva, avec ses quelque 4.500 collaborateurs, se distingue notamment de sa maison mère mutualiste et de ses distributeurs salariés, par son ADN « capitaliste » et ses réseaux d’agents généraux et de courtiers.

Changer la marque dans les douze mois

D’où le nouveau nom d’Aviva France, renvoyant à son passé. « Tous les agents généraux et courtiers qui ont plus de 45 ans se souviennent de l’Abeille », lance Philippe Michel Labrosse, le nouveau patron de l’assureur, tout juste arrivé en remplacement de Patrick Dixneuf.

L’histoire d’Aviva France remonte en effet à la fondation de l’Abeille Bourguignonne en 1856. La marque Abeille a disparu à la fin des années 1990, juste avant la naissance de la marque Aviva en 2002 (fruit des fusions successives de Commercial Union, General Accident et Norwich Union).

« Notre objectif, c’est d’avoir changé la marque dans les douze mois qui viennent », explique Philippe Michel Labrosse. « C’est un énorme chantier », poursuit celui qui connaît bien sa nouvelle maison mère pour avoir un temps dirigé le pôle finance et épargne de la Macif.

Miser sur l’épargne retraite

Le dirigeant travaillant sous la présidence de Jean-Philippe Dogneton va dans le même temps s’atteler à « réactualiser » sa « trajectoire à 3-5 ans ». « Nous voulons devenir un acteur de référence dans toutes les branches et notamment en ce qui concerne les nouveaux dispositifs d’épargne retraite », explique-t-il.

Prenant souvent la forme de contrats d’assurance-vie, largement composés de supports en unités de compte (UC), ces placements sont regardés avec intérêt par tout le secteur car ils sont moins coûteux en fonds propres et promettent une meilleure rentabilité que les traditionnels contrats d’assurance-vie « en euros », assortis d’une garantie en capital.

La stratégie d’Abeille Assurances en matière d’épargne sera surveillée de près, alors qu’il a dans son giron le portefeuille d’assurance-vie de l’importante association d’épargnants Afer. Pesant plus de 50 milliards d’euros, ce portefeuille est pour l’essentiel de l’assurance-vie en euros, ce qui représente un défi à gérer pour un assureur à l’heure des taux bas.

Vers une évolution de l’offre de l’Afer en 2022 ?

« Il faut bien évidemment préserver le fonds euro de l’Afer », assure Philippe Michel Labrosse. L’offre continuera à évoluer, et pourquoi pas dès 2022, indique-t-il cependant, jugeant que le « rééquilibrage » entre les fonds euros et les UC « doit se poursuivre ».

« Notre objectif, c’est vraiment un objectif de gains de parts de marché dans nos principales branches », conclut Philippe Michel Labrosse. « Il n’y a aucun marché duquel nous envisageons à ce jour de nous retirer. Cela concerne tous les risques, même lorsqu’ils deviennent plus complexes, notamment l’assurance agricole. »

Un engagement notable alors que ce marché, promis à une réforme, est très secoué par la multiplication des événements climatiques.



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