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Economie

Bruxelles demande à Londres de régler la question des licences d’ici le 10 décembre


Le commissaire européen de l’Environnement et de la pêche s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre britannique George Eustice.

La Commission européenne a demandé mercredi à Londres de régler le contentieux post-Brexit sur les licences de pêche avec la France pour le 10 décembre, a annoncé un de ses porte-parole.

«Le commissaire Virginijus Sinkevicius (Environnement et pêche) s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre (britannique) George Eustice et a insisté pour que les contentieux sur les licences de pêche soient conclus d’ici le 10/12/2021», a indiqué le porte-parole.

«En ce qui concerne les navires de remplacement et les eaux de Guernesey, les travaux se poursuivent pour trouver une solution d’ici la fin du mois», a-t-il précisé. La France a haussé le ton et demandé à la Commission d’être «plus active» pour régler ce contentieux. «L’espace de dialogue doit avoir une date limite et cette date limite la Commission doit la donner au Royaume-Uni», avait déclaré la ministre de la pêche Annick Girardin.

Une trentaine de navires considérés comme «très prioritaires»

La France réclame plus de licences de pêche à Londres et à l’île anglo-normande de Jersey dans le cadre de l’accord post-Brexit signé fin 2020. Les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir.

Au total, depuis le 1er janvier 2021, la France a obtenu «plus de 960 licences» de pêches dans les eaux britanniques et des îles anglo-normandes, mais Paris réclame encore plus de 150 autorisations, selon le ministère français de la Mer. Londres estime de son côté avoir octroyé 98% des licences demandées.

Dans la zone des 6 à 12 milles nautiques des côtes britanniques, les débats sont tendus pour 40 bateaux (de plus de 12 mètres) qui ont été récemment mis à l’eau en remplacement d’anciens navires. Londres refuse pour le moment de leur délivrer une licence, estimant qu’il s’agit de nouvelles demandes car elles concernent des navires plus modernes et souvent plus puissants.

La France veut voir régler en urgence la situation d’une trentaine de navires, considérés comme «très prioritaires», car ils réalisent une large part de leurs prises dans ces eaux britanniques auxquelles ils n’ont plus accès. Guernesey a pour sa part seulement accordé des licences provisoires et 58 demandes sont en attente. Mais Guernesey, qui renouvelle de mois en mois ses autorisations provisoires, est considéré par Paris comme «un partenaire fiable» dans la négociation. «Une quarantaine de licences définitives» devraient être octroyées d’ici début décembre, avait annoncé la ministre française de la Mer Annick Girardin le 18 novembre.



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