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Economie

Cafés et restaurants notent une forte baisse de la fréquentation depuis lundi


Le recours massif au télétravail pèse lourdement sur l’activité.

Depuis lundi, le gouvernement impose trois jours minimum de télétravail et la consommation assise dans les cafés et restaurants. L’effet de ces restrictions supplémentaires est déjà sensible pour les professionnels du secteur. Les restaurateurs et cafetiers parlent unanimement d’une «forte baisse d’activité», sans pour autant s’accorder sur son ampleur.

Le syndicat GNI avance le chiffre de -30% en moyenne de chiffre d’affaires sur les trois premiers jours de la semaine. Leurs collègues du syndicat SNRTC évoquent une diminution «entre 30 et 50%». Le syndicat majoritaire UMIH juge de son côté qu’il est «encore trop tôt pour se prononcer» mais confirme une baisse nette de fréquentation par la voix de son vice-président Jean Terlon.

Moins de clients … et moins d’employés

Les représentants pointent du doigt les conséquences du télétravail généralisé, désormais obligatoire entre trois et quatre jours par semaine dans les métiers où il est possible. «Le télétravail, c’est un tueur de restos. On perd toute notre clientèle du midi», s’agace Jean Terlon de l’UMIH. «À Paris, j’ai une baisse d’activité de plus de 50% dans mes trois restaurants situés dans des quartiers de bureaux», appuie son collègue Pascal Mousset, responsable du syndicat GNI en Ile-de-France, qui possède trois restaurants dans la capitale. Ces annulations viennent s’ajouter aux conséquences du passe sanitaire sur la fréquentation … en attendant celles du passe vaccinal.

Lorsque la clientèle est présente malgré le contexte sanitaire, les patrons font face à un problème supplémentaire: l’absence des salariés à cause pour cause de Covid. «La problématique des personnels contaminés ou cas contact nous contraint parfois à fermer pour certains services. Sachant qu’on a déjà des difficultés à recruter avec plus de 230.000 départs du métier depuis le début de la crise, c’est la double peine», regrette le dirigeant de l’UMIH Jean Terlon. Le président du syndicat SNRTC Hervé Dijols estime que l’absentéisme frôle aujourd’hui les 10% dans la restauration.

À VOIR AUSSI – «C’est une bonne nouvelle»: des restaurateurs et vendeurs rassurés par les nouvelles mesures sanitaires

Davantage d’aides réclamées

Après deux ans d’incertitude et de fermetures épisodiques, ce retour des restrictions provoque un sentiment de «détresse» chez les propriétaires et gérants de bars, cafés et restaurants. Jean Terlon, qui continue d’exercer des fonctions syndicales à l’UMIH, se dit même «soulagé» d’avoir cédé son restaurant en mai dernier.

Les professionnels en activité réclament eux un soutien plus important du gouvernement. Actuellement, la couverture des coûts fixes n’est possible pour les cafés et restaurants que lorsqu’ils perdent plus de 50% de chiffre d’affaires. Quant à l’activité partielle, elle est prise en charge à partir de 65% de baisse de chiffres d’affaires.

«Beaucoup de restaurants perdent déjà beaucoup d’activité, mais moins que les seuils fixés et ne seront donc pas éligibles à ces aides», alerte Pascal Mousset de GNI, qui demande un assouplissement des critères de chômage partiel «tant que le gouvernement exige le télétravail généralisé et la consommation assise».



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