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Economie

Carrefour ouvre à Paris un magasin tout automatisé


10 secondes pour faire ses courses, 10 secondes pour payer, promet Carrefour. Le distributeur ouvre jeudi Carrefour Flash 10/10 dans le 11e arrondissement de Paris, un magasin tout automatisé qui permet aux clients de payer sans avoir à scanner ses articles. «À l’instant même où l’on se présente devant la tablette destinée au paiement, le panier du client est reconnu, explique Élodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce de Carrefour. Il suffit d’approcher sa carte pour payer sans contact, ou de composer son code sur l’écran».

Pour aboutir à cette petite prouesse, le distributeur s’est offert les services de la start-up californienne Aifi, dont il a testé un an durant la technologie à Massy, auprès de ses propres salariés. De l’extérieur, ce magasin de 50m2, un ancien Carrefour Express, ressemble à n’importe quelle autre supérette. Il propose le même nombre de références de première nécessité, 900, que le Carrefour Express qui l’a précédé. Du café, des pâtes, du chocolat, quelques produits frais, de l’alcool.

Panier fiable à 96%

Contrairement à Amazon Go, Auchan Go ou la Black Box de Casino, qui proposent des concepts similaires, le client n’a pas à s’identifier pour rentrer. Mais dès qu’il franchit le seuil, 60 cameras scrutent ses faits et gestes pour composer son panier en temps réel. «Ce qui fait la force de cette technologie, c’est la combinaison de ces cameras avec 250 étagères munies de balances, sur lesquelles sont posés les produits, et qui détectent les produits piochés par le client, explique Miguel Angel González Gisbert, directeur technologie et data du groupe Carrefour. La composition du panier est fiable à 96%».

Contrairement à d’autres magasins autonomes, le client ne part pas sans avoir sorti sa carte bleue. «Nous avons identifié que sortir sans savoir combien le client va payer est un irritant pour lui, explique Élodie Perhuisot. Dans notre magasin il paie donc avant».

L’intérêt de cette technologie est de fluidifier l’expérience d’achat, de faire gagner du temps au client. Et d’accueillir sans anicroche un plus grand nombre de personnes dans cette petite surface. Pour l’instant, Carrefour Flash peut accueillir jusqu’à 20 personnes dans ses 50m2, mais ce sera bientôt davantage.

Carrefour ne compte en revanche pas sur cette technologie pour faire des économies. Elle est pour l’instant onéreuse, même si son coût tend à baisser. Et les caisses automatiques ne remplacent pas le personnel. Carrefour Flash compte 4 salariés, comme le Carrefour Express qui l’a précédé. Ils sont requis pour permettre aux clients d’acheter une bouteille d’alcool, pour corriger les erreurs de caisse ou replacer un produit mal rangé. La technologie Aifi ne permet donc pas d’élargir les horaires d’ouverture du magasin. «Et nous souhaitons proposer des services supplémentaires, comme le retrait de commande e-commerce, la récupération de paniers Potager city ou encore la livraison de courses via UberEats ou Deliveroo. Autant de services qui requièrent du personnel», précise Élodie Perthuisot.

Le premier Carrefour Flash sera testé en conditions réelles en 2022. En fonction du retour des clients, le distributeur se réserve la possibilité de déployer plus largement cette technologie dans ses magasins de proximité, en priorité.



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