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Economie

Comment Valérie Pécresse veut augmenter le salaire net de 10% dans le privé


La candidate LR souhaite que l’État finance une première hausse de 3% en 2022. Un premier pas qui coûterait 7 milliards d’euros, estime son équipe.

«Augmenter dans les cinq ans les salaires nets inférieurs à 2,2 Smic de 10%, hors inflation». La proposition de la candidate LR Valérie Pécresse à l’élection présidentielle en matière d’emploi concerne les salariés du privé qui gagnent moins d’environ 2800 euros nets par mois. Elle a pour objectif de valoriser le travail, qui «doit payer plus que l’assistanat et que l’économie souterraine», précise son site de campagne.

Comment une telle mesure serait-elle financée dans le privé ? Rien n’est gravé dans le marbre pour l’heure, explique au Figaro l’entourage de la candidate, qui pourrait opter pour le transfert des cotisations vieillesse salariales aux entreprises dont une partie serait compensée par l’État. Une compensation aux deux tiers est même avancée par son équipe ; le tiers restant serait alors à la charge des entreprises. Mais tout devrait dépendre de l’état du marché du travail puisque Valérie Pécresse expliquait ce matin au micro de France Info ne pas vouloir augmenter le coût du travail ; en ligne avec sa volonté de «dénormer» et de «libéraliser le temps de travail».

Concertations

«Le basculement des cotisations vieillesse salariales aux entreprises représentera[it] déjà une hausse de 8,3% du salaire net», précise son programme. Les autres leviers pour atteindre ces 10% de hausse d’ici 2027 seraient la réforme des retraites – la candidate souhaite repousser l’âge de la retraite à 65 ans – et celle de l’assurance chômage. Valérie Pécresse prône le «donnant-donnant» : «J’organiserai une grande conférence salariale avec les entreprises, dès juin. Je réunirai tous les partenaires sociaux», a-t-elle déclaré dans la matinée à la radio. Son objectif est aussi le suivi des salaires, via la mise en place d’un observatoire.

Quoi qu’il en soit, la candidate LR souhaite qu’une première hausse de 3% du salaire net ait lieu dès 2022. Elle serait entièrement financée par l’État et coûterait 7 milliards d’euros selon son équipe. D’ici deux ans, un second palier de +5% est prévu.

Rachat de RTT dans le public

Dans le public, la donne est différente. La candidate, qui souhaite supprimer 150.000 postes de fonctionnaires invite «à regarder métier par métier». «Le Ségur de la santé n’a pas été assez loin», précise Valérie Pécresse, qui aimerait revaloriser le salaire des enseignants. Pour les autres, elle met sur la table le rachat des RTT puisque «beaucoup ne sont pas pris». Précisons qu’il est déjà possible de les racheter mais elle souhaiterait simplifier la démarche, jugée trop contraignante.

Parallèlement à cette augmentation, la présidente la Région Île-de-France veut «que la participation devienne vraiment la règle dans les entreprises», évoquant un dividende salarial comme condition sine qua non au dividende actionnarial.



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