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Finance

Covid-19 : comment la volatilité des marchés a aidé les grandes banques américaines



Publié le 16 juil. 2020 à 17h08Mis à jour le 16 juil. 2020 à 17h13

La crise ne touche pas toutes les banques de la même manière. Aux Etats-Unis, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont vécu un deuxième trimestre faste, qui tranche avec la situation des banques de détail . Ce jeudi, Morgan Stanley a publié un bénéfice net en hausse de 45 % à 3,05 milliards de dollars, bien au-dessus des prévisions des analystes. Ses revenus ont augmenté de 31 % sur la même période.

« La transformation de nos activités depuis une décennie était destinée à nous apporter de la stabilité pendant les périodes de crise. Ce deuxième trimestre a testé ce modèle et nous avons extrêmement bien réagi, en générant des résultats records », s’est félicité le patron de la banque James Gorman.

Goldman Sachs en première ligne

Morgan Stanley a profité de la volatilité des marchés durant cette période : son activité de courtage s’est envolée de 68 %, les recettes de trading sur le marché obligataire étant quasiment triplées sur un an.

Ses investissements dans la gestion de fortune portent aussi leurs fruits : cette activité a progressé de 6 % au deuxième trimestre et devrait encore continuer à profiter au groupe à l’avenir, avec le rachat d’ETrade , qui doit être finalisé avant la fin de l’année.

Mercredi, c’est Goldman Sachs qui avait publié des résultats record . La banque d’affaires a enregistré son deuxième meilleur trimestre de tous les temps en termes de revenus, à 13,3 milliards de dollars.

Le chiffre d’affaires de son bureau de trading a été doublé en un an, profitant des ventes d’actions et de dette sur les marchés. La banque d’investissement a aussi aidé certains clients à lever des montants records, comme Ford, United Airlines ou Carnival, qui luttaient pour leur survie.

Mais Goldman Sachs ne veut pas s’emballer et tente d’apprendre les erreurs du passé. « Nous avons eu beaucoup d’activité car nos clients avaient beaucoup d’activité. Je ne pense pas que cela soit permanent », a tempéré son patron David Solomon. Les marchés ont d’ailleurs vu un léger ralentissement ces dernières semaines.

Diversification

Le rebond du trading, une activité qui avait quasiment disparu pour les banques sur certains marchés après la crise de 2008 et la régulation de leurs activités, pourrait donc n’être que temporaire.

En attendant, il permet aux banques américaines de sortir la tête de l’eau. Au premier trimestre, un rapport de Fitch estimait que les revenus du trading des cinq principales banques américaines avaient bondi de 30 %. Cette hausse sera encore supérieure au deuxième trimestre.

Au-delà de ces « pure players » de la banque d’investissement, les grandes banques qui ont le mieux résisté sont celles qui ont diversifié leurs activités, comme JP Morgan ou Citigroup, et sont un peu moins exposées au risque de crédit. Bank of America, qui a publié ses résultats ce jeudi, a, comme ses concurrents, vu ses bénéfices fondre au deuxième trimestre, mais a résisté dans le courtage. La deuxième banque de détail américaine en termes d’actifs a mis de côté 5,1 milliards de dollars pour faire face aux défauts de paiement de ses clients.



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