Image default
Finance

Crédit Agricole CIB veut aider ses clients à mieux repérer les RIB falsifiés



Les anciens métiers « invisibles » de la finance prennent décidément du galon. Tout comme le paiement, la conservation de titres ou les services de conformité, la gestion de trésorerie (ou « cash management ») gagne en visibilité : ces métiers sont à la fois ciblés par des fintech , qui tentent de créer de la valeur autour de ces métiers historiques, et par les banques, qui ont réalisé leur importance.

En témoigne un partenariat que vient d’annoncer Crédit Agricole CIB (CACIB), la banque d’investissement du géant mutualiste, avec la fintech française Trustpair, fondée en 2017 et spécialisée dans la gestion de risques de tiers pour les directions financières. Il s’agit d’un « service additionnel pour garantir la sécurité des transactions », souligne CACIB dans un communiqué.

Au coeur de ce partenariat : la lutte contre les RIB frauduleux, alors que les usurpations d’identité bancaire se multiplient. En clair, assurer aux trésoriers d’entreprises que lorsqu’ils valident un paiement, la somme atterrira sur le compte du bon destinataire et non sur celui d’un escroc.

Jusqu’à 30 % de RIB erronés

La solution proposée par Trustpair – où ont investi Kima Ventures, Breega ou encore Axeleo – « permet de valider l’identité des fournisseurs et clients bénéficiaires des paiements, ainsi que les coordonnées bancaires associées, afin d’éviter toute usurpation d’identité et fraude au virement », assure CACIB. qui ne compte pas faire de ce service une nouvelle source directe de revenus directs. « C’est un service que l’on apporte au client, et qui ne génère aucun revenu direct pour nous. C’est suite à une analyse de l’organisation de nos clients sur la gestion du cash management que nous serons en mesure de le mettre en relation avec Trustpair, et il bénéficiera, en raison du partenariat, de conditions préférentielles », explique Etienne Bernard, responsable mondial du cash management chez CACIB .

Le sujet est sensible : « pour une grande entreprise, la part de RIB erronés dans sa base peut aller jusqu’à 30 % ». Outre la lutte contre la fraude, « la mise en place d’un nouveau RIB peut prendre jusqu’à plusieurs jours, en raison des procédures de sécurité. Nous allons permettre à nos clients de réduire au maximum ce délai », explique le responsable.

Dans la dernière édition du baromètre Euler Hermes – DFCG (l’association des directeurs financiers), deux tiers des entreprises disent avoir subi au moins une tentative de fraude en 2021, et pour 14 % des entreprises touchées, le préjudice est estimé à plus de 100.000 euros. Un mouvement favorisé, a priori, par le fort développement de la digitalisation au moment de la crise sanitaire.

A chaque pays sa spécificité

Cette politique de partenariat pourrait encore s’élargir pour CACIB. « Nous cherchons à compléter notre offre pour la rendre plus attrayante. D’autres partenariats, visant à enrichir nos services, sont actuellement en discussion », explique Etienne Bernard.

Plus largement « notre métier consiste à faciliter les encaissements et les décaissements pour les grandes entreprises en nous adaptant à leur propre organisation géographique. Cela nécessite le développement d’une offre s’adaptant aux spécificités de chaque pays. A titre d’exemple, le paiement de taxes en Italie exige un développement spécifique. Sur la base d’une plateforme unique mais adaptable aux spécificités du pays, nous avons également développé l’offre pour la France, l’Allemagne ainsi que pour l’Inde et sommes en train de la positionner sur nos principales implantations en Europe et en Asie ».



Source link

Autres articles

Mutuelles santé : des tarifs en hausse de 3,4 % en moyenne en 2022

administrateur

« Seule une accélération de la mutualisation des dettes européennes serait de nature à rassurer durablement les marchés »

administrateur

Le Covid-19 rebat les cartes du marché français des fusions-acquisitions

administrateur

Le CAC 40 franchit les 6.000 points

administrateur

Eurazeo lance son fonds avec le chinois CIC et BNP Paribas

administrateur

Plusieurs fonds sur les rangs pour entrer au capital du numéro 2 du courtage en assurance

administrateur