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Finance

Crise du coronavirus : le fonds souverain norvégien perd 18 milliards au premier semestre



Pris dans la tempête mondiale du coronavirus, le fonds souverain norvégien a enregistré une chute de son rendement de 3,4 % au premier semestre, soit une perte de 18 milliards d’euros. Il a enregistré sa pire performance durant les trois premiers mois de l’année (-14,6 %) avant un rebond de 13,1 % au trimestre suivant, porté par le redressement des Bourses. Ses capitaux sont repassés sous la barre des 1.000 milliards d’euros, à 990 milliards, soit 182.000 euros par habitant. Ce fonds d’investissement étatique est chargé de gérer la manne pétrolière en l’investissant sur les marchés internationaux dans près de 74 pays.

« Incertitude considérable »

« Même si les marchés se sont repris au second trimestre, nous faisons encore face à une incertitude considérable. La pandémie ne semble pas sous-contrôle » a mis en garde Trond Grande, directeur général délégué du fonds. Le fonds maintient sa confiance dans son nouveau directeur général, Nicolai Tangen , qui doit prendre ses fonctions le mois prochain après un long imbroglio lié à son recrutement . « C’est une situation que nous aurions aimé éviter mais nous avons heureusement bâti une réputation ces 20 dernières années qui peut résister à la tourmente », assure Trond Grande.

Le portefeuille boursier, qui représente près de 70 % de ses capitaux et concentre l’essentiel des risques, a perdu 6,8 % et les investissements obligataires (27,6 % de ses actifs) ont gagné 5,1 % lui permettent de limiter ses pertes globales. Les placements sur l’immobilier non coté ont cédé 1,6 %.

GAFA au secours

Au premier semestre, le fonds a été surtout pénalisé par la chute des marchés boursiers européens. Il a profité de la chute des actions chinoises pour augmenter leur poids dans son portefeuille boursier. Elles sont au 4e rang (5,2 % des placements boursiers) derrière les Etats-Unis, le Japon, et le Royaume-Uni et devant la France (5 %). Le portefeuille de titres européens a perdu 11,7 % alors que l es investissements à Wall Street n’ont cédé que 2,1 %. Les valeurs technologiques, notamment les Américaines ont même gagné 14,2 %. C’est le seul secteur avec la santé (+4,8 %) à être en territoire positif sur les six premiers mois de l’année.

Le fond est un actionnaire important des « GAFA » (Alphabet, Apple, Facebook et Amazon) qui sont dans le top 10 de ses plus fortes participations. Avant le gel des introductions en Bourse en mars, il a pu participer à 65 opérations dans le secteur de la santé (PPD inc), la gestion des déchets (GFL Environmental), l’e-commerce (JD. com) et la technologie (Netease).

Action des banques centrales

Son portefeuille obligataire a profité des injections massives de liquidités des deux côtés de l’Atlantique. Les obligations d’Etat, qui représentent la moitié de ses investissements obligataires, lui ont rapporté 5,2 %. Il s’est renforcé sur la dette australienne et coréenne. Au premier semestre, le fonds a cédé des obligations d’Etat américaines et japonaises. Ces cessions lui ont permis de disposer de liquidités qu’il a reversé (16 milliards d’euros) à son gouvernement pour l’aider à traverser la crise économique.



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