Image default
Economie

dans les restaurants, une mesure globalement respectée


Les professionnels du secteur de la restauration assurent que la grande majorité des établissements se prête sans mal aux contrôles du passe. Seule une maigre frange s’oppose encore au dispositif.

Près d’un mois après son entrée en vigueur dans les bars, cafés et restaurants, le 9 août dernier, le passe sanitaire est plutôt bien respecté et accepté par les professionnels et leurs clients. C’est en tout cas ce que soutiennent les représentants du secteur, en l’absence de données officielles fournies par le ministère de l’Intérieur.

«La proportion de restaurateurs récalcitrants est à la marge», affirme-t-on à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), premier syndicat patronal du secteur. «Nous sommes mêmes assez surpris du niveau d’acceptabilité de cette contrainte, aussi bien du côté des clients que des restaurateurs», abonde Hervé Dijols, président du Syndicat national de la restauration thématique et commerciale (SNRTC). Ce dernier se base sur les remontées de terrain des syndicats et des cabinets des ministères, au cours de leurs congés estivaux. Avec une petite différence géographique, souligne-t-il, entre la moitié nord de la France, «où les professionnels semblent un peu plus rigoureux sur la vérification du passe», et le sud du pays, «plus laxiste».

10% de réfractaires

Selon un sondage réalisé par le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI) auprès de 1.775 adhérents, neuf professionnels sur dix disent contrôler le passe sanitaire de leur clientèle. Sur les 10 % de réfractaires, un tiers seulement d’entre eux déclare y être frontalement opposé, les autres affirmant être dans l’impossibilité de contrôler, le plus souvent par manque de personnel.

Ces estimations des organisations patronales ne sont toutefois basées que sur du déclaratif, ou bien des ressentis de terrain. En effet, il n’existe pas de chiffre officiel sur le nombre de contrôles effectués par les agents publics. Selon Hervé Dijols, les contrôles sont d’ailleurs «très aléatoires et pas vraiment invasifs». Un sondage effectué par la branche locale de l’Umih en Berry auprès de ses adhérents, entre le 17 et le 22 août, a montré que seuls 16% d’entre eux avaient été contrôlés sur le respect du passe sanitaire.

Des réseaux de résistance

Si les représentants du secteur se veulent rassurants, il existe bel et bien une frange, parmi les restaurateurs, vivement opposée au passe sanitaire, et qui revendique de ne pas le réclamer à ses clients. Certains s’organisent même au sein de collectifs, comme «Zone Libre», né sur les réseaux sociaux, qui propose aux établissements réfractaires d’afficher un petit macaron vert sur leur devanture. Sur le site Animap.fr, il est possible de trouver un annuaire avec plus de 7000 adresses (commerces, restaurants, services, associations…) renonçant à l’obligation de présenter un passe sanitaire. Dans la rubrique «Gastronomie», près des 300 établissements sont enregistrés.

Mais s’afficher au vu et au su de tous n’est pas sans danger. Fin juillet, le collectif Animap alertait sur le fait que les autorités auraient «décidé de contrôler les entreprises inscrites», annonçant prendre des dispositions supplémentaires pour protéger les établissements. Cela n’a visiblement pas été suffisant pour certains, comme ce restaurant à Pornichet (Loire-Atlantique), dont la gérante a demandé mi-août au site de retirer son adresse, après avoir été dénoncée et contrôlée, ce qui l’a décidé à appliquer dorénavant le passe sanitaire. En cas de contrôle, les professionnels récalcitrants risquent en effet une mise en demeure, puis une fermeture administrative de sept jours. Si trois manquements sont observés sur une période de 45 jours, ils s’exposent à une peine d’un an de prison et 9.000 euros d’amende.



Source link

Autres articles

Facebook finit l’année de la pandémie avec 11 milliards de dollars de bénéfice au quatrième trimestre

administrateur

Facebook essuie un redressement fiscal de 106 millions d’euros en France

administrateur

La consultation d’un psychologue devrait être bientôt prise en charge par l’Assurance maladie

administrateur

Disney confie sa saga Star Wars à Ubisoft

administrateur

Les droits de mutation vont-ils briser le rêve de mise au vert des Français?

administrateur

Découvrez les luxueux locaux feutrés d’une banque d’affaires parisienne

administrateur