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Economie

Découvrez les œuvres futuristes du Français victime des explosions au Liban


EN IMAGES – Aux dires de ses amis architectes, Jean-Marc Bonfils a «beaucoup apporté» à Beyrouth. Florilège de quelques-unes de ses créations.

Il est la première victime française identifiée parmi les 21 dénombrées à ce jour après les terribles explosions qui ont ravagé Beyrouth. Installé au Liban, Jean-Marc Bonfils (voir ci-dessous) est décédé alors qu’il était en train de filmer la première explosion avant d’être emporté par la seconde.

» LIRE AUSSI – L’architecte français Jean-Marc Bonfils périt dans l’explosion de Beyrouth

Né à Beyrouth en 1963, ce franco-libanais, diplômé de l’école d’architecture de Paris-Villemin et de l’école du Louvre, en histoire de l’art, a travaillé une dizaine d’années à Paris avant de rentrer au Liban en 1995. En 2006, il créé sa propre agence à Beyrouth. «L’architecture, c’est un art dans le sens où l’architecte prend conscience de son environnement pour le traduire en une œuvre traduisant un sentiment et donnant une nouvelle image de cet espace», expliquait-il dans une interview au magazine libanais L’Agenda Culturel.

Jean-Marc Bonfils, qui avait pris part à des projets de restauration de bâtiments détruits par la guerre au Liban, est à l’origine de plusieurs immeubles (voir quelques exemples ci-dessous dont certains en images 3D) réputés à Beyrouth. Parmi eux, l’«East Village Building» (voir ci-dessous), une résidence multirécompensée, à l’allure futuriste, située dans le quartier de Mar Mikhaël, non loin du port où ont eu lieu les explosions. L’artiste vivait dans cette tour mêlant architecture contemporaine et traditionnelle et qui a été soufflée par la deuxième déflagration.

Preuve de sa réputation au Liban, ce fils d’architecte fut également le conseiller d’un ancien ministre libanais de la Culture avec lequel il a établi le programme en avant-projet de la Bibliothèque nationale (voir la première photo ci-dessous). Mais aussi conférencier à l’Académie libanaise des beaux-arts ou encore membre de la Fondation nationale pour le patrimoine. Ce quinqua aux cheveux grisonnants dépeint Beyrouth comme «une ville de paradoxes et de paradigmes, de différentes réalités qui se rencontrent et se séparent. Il est important de le voir quand on s’attelle à la construction d’un bâtiment ici

Adobe Photoshop PDF

Mais Jean-Marc Bonfils, qui, «depuis 2006, (avait) travaillé sur plus de 150 projets différents», a également été à l’origine de constructions (villas, musées…) à Chypre, en Jordanie, en Arabie saoudite, en France, en Afrique ou encore en Grèce.

Jean-Marc Bonfils en janvier 2020 Crédits photo Youtube Prodema Natural Wood





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