Image default
Economie

Denormandie vient nuancer la déclaration d’Emmanuel Macron


Le président de la République a annoncé vendredi une «initiative forte» pour sortir des pesticides. Des propos que le ministre de l’Agriculture a jugé nécessaire de compléter et éclaircir sur Twitter.

À l’occasion de l’inauguration du congrès mondial de la nature à Marseille, Emmanuel Macron s’est engagé vendredi à porter «une initiative forte (…) de sortie accélérée des pesticides» quand la France aura la présidence tournante de l’Union européenne, alors que l’agriculture française peine à réduire sa dépendance aux pesticides de synthèse.

«Je veux que sur ce sujet des pesticides, la présidence française de l’Union européenne porte, et je m’y engage ici, une initiative forte, avec tous les collègues, de sortie accélérée des pesticides», a déclaré Emmanuel Macron, sans plus de détails. Paris prendra la présidence tournante de l’UE au premier semestre 2022. «Ça n’est qu’au niveau européen que nous y arriverons, sinon nous nous ralentirons», a-t-il poursuivi.

Ces déclarations du président de la République ont fait grandement réagir les agriculteurs sur les réseaux sociaux, mettant en avant notamment que cette suppression des pesticides ne peut s’envisager sans alternative.

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, est intervenu le lendemain sur Twitter pour clarifier les déclarations d’Emmanuel Macron, espérant «que cela lèvera toute incompréhension».

Le ministre rappelle que cette question de la suppression des pesticides doit être réalisée au niveau européen pour ne pas engendrer de concurrence déloyale pour les agriculteurs français. «Nous sommes dans un marché commun, donc cette question doit être européenne ! Sinon, nous créons juste de la compétition déloyale, sur le dos de notre agriculture et de notre environnement !»

Julien Denormandie se veut également rassurant par rapport à cette suppression. «Notre position est toujours la même : « pas d’interdiction sans alternative ». Cela nécessite que notre recherche puisse avoir les moyens de travailler, ce que nous renforçons sans relâche. Si nous voulons accélérer des transitions, il faut donc continuer à investir. Après le plan France Relance, le plan d’investissement France 2030 mettra l’agriculture au cœur de son action», a-t-il assuré.

Face à la crainte des agriculteurs de voir reculer la souveraineté alimentaire française, le ministre de l’Agriculture défend également l’instauration de «clauses miroir» dans les accords commerciaux de libre-échange, afin que les normes des produits agricoles importés soient conformes aux standards européens. «On ne peut pas accepter que soient importés des produits dont la production ne serait pas autorisée chez nous. Donc, NON au Mercosur et OUI aux clauses miroir», met-il en avant dans son tweet, en référence au projet d’accord entre l’UE et la zone d’échanges commerciaux sud-américaine, auquel le président de la République a rappelé son opposition vendredi.

VOIR AUSSI – Glyphosate: «Aucun autre pays n’a entamé une telle transition», assure Julien Denormandie



Source link

Autres articles

pas de date de réouverture, mais un protocole qui se précise

administrateur

pour Clément Beaune, le laboratoire «s’est moqué des Européens»

administrateur

En Corse, les saisonniers marocains ont sauvé la récolte des clémentines

administrateur

à Lourdes, l’État renforce son soutien à une économie exsangue

administrateur

Dans le Sud, des conditions de travail compliquées pour les saisonniers agricoles

administrateur

Les Français mangent moins de frites, les producteurs de pommes de terre croulent sous les stocks

administrateur