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Economie

des arbitrages attendus «la semaine prochaine»


Cette nouvelle campagne pourrait avoir lieu rapidement, «dès septembre», a indiqué le ministère de la Santé lors de son point presse hebdomadaire.

C’est l’une des questions que l’exécutif souhaite trancher d’ici la rentrée : faudra-t-il proposer un rappel vaccinal contre le Covid-19 à certaines catégories de la population ? «Pour la plupart des gens, le vaccin est encore efficace neuf mois après la première injection», a indiqué le ministère de la Santé, à l’occasion d’un point presse, ce mardi. Sur le plus long terme, la situation est moins claire : «on n’est pas totalement certain pour un an après» la première injection, a-t-on ajouté.

Des premiers «arbitrages» sur la population cible sont attendus «en principe» la semaine prochaine. Un avis de la Haute autorité de santé sur ce point est ensuite espéré d’ici «fin août» : il permettra «d’avoir le plan global de la troisième dose», qualifiée de «rappel vaccinal» par l’exécutif. La population cible n’est pas encore définie, mais il sera «possiblement nécessaire de revacciner les personnes à très haut risque de faire des formes graves, les résidents en Ehpad, les personnes âgées de 80 ans et plus», a-t-on souligné.

Cette nouvelle campagne pourrait avoir lieu rapidement, «dès septembre», en fonction des préconisations de la Haute autorité de santé, afin de s’assurer que les individus les plus vulnérables restent protégés contre l’épidémie.

Les vaccins restent plus rentables que les tests

Bercy est ensuite revenu sur l’augmentation du prix des vaccins Pfizer et Moderna, dévoilée par les médias ce week-end. Trois critères expliquent cette évolution : les volumes commandés, le calendrier de livraison, et les «clauses spécifiques sur les variants» contre lesquels les produits doivent être particulièrement efficaces. La commande menée à l’échelle européenne a permis d’atténuer la hausse des prix, en jouant sur le volume important, a noté le ministère de l’Économie. Mais «plus on veut […] être livré tôt, plus le prix est élevé». En outre, les laboratoires se sont engagés à fournir des vaccins efficaces contre les variants, un engagement qui alourdit la facture.

Sans citer de chiffre précis, secret contractuel oblige, Bercy a précisé que la hausse allait s’appliquer «à compter de décembre 2021 pour Pfizer», avec les premières livraisons prévues dans le cadre du contrat Pfizer-BioNTech 3, conclu par la Commission européenne en mai dernier. Le prix du vaccin Moderna évoluera quant à lui avec le contrat Moderna 2. «Le taux de marge sur les vaccins anti-Covid, pour Pfizer, est significativement inférieur par rapport à d’autres produits délivrés et vendus en quantités similaires, c’est-à-dire en milliards d’unités», a assuré un représentant.

«Ce sera un produit […] adapté aux variants, c’est une des exigences que pose l’Union européenne dans ses négociations», se défendait le secrétaire d’État aux Affaires européennes, lundi, sur RFI. Clément Beaune ajoutait que le calendrier de livraison était «plus précis», et que les laboratoires devraient payer des «pénalités financières» s’ils ne respectaient pas leurs engagements.

Le ministère de l’Économie a également estimé que ces surcoûts pour les pouvoirs publics restaient largement acceptables et bénéfiques, tant d’un point de vue sanitaire qu’économique. Le coût de la vaccination doit être «comparé à la multiplication des tests PCR», a-t-on argumenté, d’un point de vue «strictement comptable». Un test antigénique revenant à 25 euros à l’Assurance-maladie, et un RT-PCR un peu moins de 50 euros, la récente explosion du nombre de tests a un poids massif pour le portefeuille de l’État. Bercy avait d’ailleurs prévu un budget plus important pour les tests que pour les vaccins, cette année. Malgré leur hausse de prix, les vaccins sont donc plus rentables que les tests.

Encore sept millions de premières injections à réaliser en août

La campagne vaccinale suit son cours en France, et «le mot d’ordre de la mobilisation générale a bien été entendu par les acteurs», a salué le ministère de la Santé. 2,4 millions de rendez-vous pour une première injection sont prévus à ce jour pour l’ensemble du mois d’août sur Doctolib. S’y ajoutent 900.000 rendez-vous disponibles «sur les deux semaines à venir». En face, l’offre sera supérieure à la demande, a-t-on assuré : 22 millions de doses sont attendues d’ici la fin du mois, de quoi honorer l’ensemble des rendez-vous de première comme de seconde injection.

Sans surprise, une forte accélération a été notée depuis l’allocution présidentielle du 12 juillet dernier. Désormais, plus de 84% des plus de 50 ans ont reçu au moins une dose, de même que plus des trois quarts des personnes atteintes de comorbidités. À date, «sur 58 millions de Français éligibles» âgés de 12 ans et plus, «42,9 millions ont reçu au moins une première injection, et 35,7 millions ont un schéma vaccinal complet» : restent donc sept millions d’injections à réaliser pour franchir le palier des 50 millions d’ici fin août.

Un «ralentissement» du nombre de créneaux réservés au quotidien pour une première injection a été noté ces derniers jours sur Doctolib, mais le gouvernement reste confiant : «il n’y a pas de difficulté à remplir les créneaux dans les centres, ni d’inquiétude», a déclaré une représentante, jugeant que cette baisse ne remettait pas en cause les objectifs fixés pour fin août. De même, les quelques tensions observées à l’échelle locale sur l’approvisionnement en doses restent ponctuelles et mesurées, a-t-on jugé, y compris dans les zones touristiques.

Parmi les populations touchées, près de quatre mineurs sur dix âgés de 12 à 17 ans ont déjà reçu leur première dose, soit «deux millions» de personnes. Une dynamique encourageante, s’est félicité le ministère. À l’inverse, la campagne progresse lentement pour les octogénaires, une situation explicable par la «fracture numérique», et les «difficultés d’accès plus importantes» pour cette population peu mobile. L’exécutif voit dans la «vaccination à domicile» une piste potentielle pour améliorer la couverture chez les plus âgés, une solution «techniquement possible […] mais moins facile à mettre en place». La progression est donc plus lente que pour les autres classes d’âge.



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