Image default
Economie

Elle attaque le premier ministre après la mort de son père qui a contracté le Covid-19 à l’hôpital


Johanna et sa famille estiment que le gouvernement aurait dû rendre obligatoire la vaccination des soignants.

« C’est criminel que les soignants ne soient pas vaccinés », se révolte Johanna Cohen-Ganouna. La jeune femme de 39 ans a perdu son père à la suite d’une hospitalisation en mai comme l’indique Le Parisien . Immunodéprimé, il était placé dans une bulle sanitaire, qui a été traversée par des soignants non vaccinés. Fabien a contracté le Covid-19. Il en est décédé.

Entouré de ses frères et sœurs, sa mère et ses oncles, Johanna saisit le premier ministre d’une demande indemnitaire. « Je fais cette démarche pour l’honneur et la mémoire de mon père mais aussi pour les autres familles à qui cela est arrivé. » Le montant des indemnités demandé n’a pas été révélé par la jeune femme.

Alors que le gouvernement envisage de plus en plus la vaccination obligatoire des soignants, Johanna souhaite que son histoire pèse dans la balance. « J’espère que la vaccination deviendra obligatoire pour les soignants, au moins pour ceux qui sont en contact avec des patients immunodéprimés », revendique-t-elle.

À voir aussi – Vaccination obligatoire: vers l’union nationale?

« J’ai beaucoup de colère »

Emmené aux urgences de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil (Val-de-Marne) pour une simple facture de la hanche, son père de 79 ans a ensuite été transféré à l’hôpital Albert-Chenevier, dans la même ville, puis, à Émile-Roux, à Limeil-Brévannes. Dans ce dernier hôpital, il a été placé à l’isolement, au vu de son immunodéficience. Ses proches ne pouvaient donc pas venir le voir.

Mi-avril, au cours d’un rendez-vous mensuel à l’hôpital Necker, où Fabien Cohen-Ganouna se rendait pour sa greffe de rein, les équipes médicales lui ont remarqué une toux suspecte. Il est alors testé positif au Covid-19. Cet ancien plombier avait pourtant reçu deux doses du vaccin Pfizer au début de l’année 2021. Fabien Cohen-Ganouna est décédé le 2 mai, à 8h30. « Décompensation cardio-respiratoire aiguë » et « pneumopathie hypoxémiante à SARS-CoV-2 », indique le rapport de l’hôpital récupéré par sa fille. « J’ai pu le voir une fois lors de ses derniers jours de vie. J’ai vu des soignants qui ne portaient même pas le masque. J’ai beaucoup de colère. Il est parti à cause d’eux », revendique sa fille cadette.

« Son dossier précise bien qu’il était hospitalisé en chambre, seul, quand il a contracté la maladie. Au 6 juillet, il faut savoir qu’à l’AP-HP, si 92 % des personnels médicaux sont vaccinés, seulement 55 % des personnels dits non médicaux le sont », met en avant maître Benjamin Fellous, l’avocat de la famille.

Mais la procédure lancée par la famille, à savoir s’adresser directement au premier ministre, montre qu’il ne s’agit pas de trouver le responsable parmi les soignants concernés mais de démontrer une responsabilité du côté du gouvernement. « Cette affaire peut être un catalyseur dans le processus d’obligation vaccinale des soignants. L’objectif est de faire réagir le gouvernement et qu’il apporte une réponse rapide à cette problématique », déclare leur avocat.

Dans un nouvel avis paru ce vendredi, le Conseil scientifique, qui guide le gouvernement français pendant la pandémie de Covid-19, préconise «une obligation vaccinale pour les soignants» parmi les mesures pour faire face à la progression rapide du variant Delta. Le président de la République pourrait dévoiler lundi soir des mesures nouvelles dans un contexte de dégradation de la situation sanitaire…

À voir aussi – Vaccination: «Ma volonté n’est pas de stigmatiser» les soignants, précise Véran



Source link

Autres articles

ces aides déployées par l’État pour soutenir les entreprises et les salariés

administrateur

Ce que le dispositif «anti-squats» change pour les propriétaires

administrateur

une commission d’enquête pour évaluer le rôle des cabinets de conseil

administrateur

la CGT-Santé se mobilise contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants

administrateur

levée de boucliers des syndicats après les propos d’Emmanuel Macron

administrateur

Visé par un recours de France Nature Environnement, Ferrero abandonne un projet prévoyant 110 emplois en Normandie

administrateur