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Economie

En cinq ans, le niveau de vie de tous les Français s’est amélioré… sauf celui des plus pauvres


Une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP) dévoile que la plus importante progression de niveau de vie pendant le quinquennat s’observe chez les 1% de ménages les plus fortunés.

À moins de cinq mois de l’élection présidentielle, l’heure des bilans a sonné. L’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de l’École d’économie de Paris, y participe avec son étude sur les impacts budgétaires et redistributifs des mesures socio-fiscales du quinquennat Macron.

Au total, d’après les travaux des économistes de l’IPP, ces cinq dernières années, les ménages ont bénéficié de 28,1 milliards d’euros de baisses d’impôt (diminution de l’impôt sur le revenu, suppression de la taxe d’habitation, remplacement de l’ISF par l’IFI…). En parallèle, les prestations sociales (assurance-chômage, aides au logement….) ont été allégées de 4,2 milliards. Le bilan est donc globalement positif pour les Français, qui ont en moyenne gagné 1,6% de niveau de vie depuis le début du quinquennat. Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne: l’impact de la politique économique du gouvernement diffère nettement selon les ménages, chacun étant concerné, en fonction de ses revenus, de son patrimoine et de son activité, par des mesures différentes.

Favoriser le travail

Selon les économistes de l’institut, la plus importante progression (en pourcentage) s’observe chez les 1% les plus riches, avec un gain moyen de 2,8% de leur niveau de vie – ils ont en particulier bénéficié en début de quinquennat de la suppression de l’ISF, remplacé par l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI), ou encore de l’instauration du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital. Viennent ensuite les ménages situés entre le 6e et 7e centile et encore ceux entre le 11e et le 16e centile de niveau de vie (+2% environ), soit une partie de la classe populaire. A contrario, les 5% les plus pauvres voient leur niveau de vie s’étioler de 0,5%. Cela tient surtout au fait que l’exécutif a choisi de favoriser globalement le travail.

Les 5% les plus pauvres voient leur niveau de vie s’étioler IPP

Le coauteur de l’étude, Paul Dutronc-Postel, insiste sur «l’hétérogénéité des cas au sein des ménages d’un même centième». Ainsi au sein du premier centième, dont le niveau de vie a globalement augmenté de 2,8 %, de fortes disparités s’observent. Le premier millième bénéficie d’une augmentation de 4 % de son niveau de vie et le dixième, de «seulement» 1,8 %.

Il y a quelques semaines, la direction du Trésor à Bercy, s’était déjà attelée à cet exercice de bilan quinquennal. Les conclusions de ses travaux apparaissaient, fort à propos, beaucoup plus en ligne avec le discours de l’exécutif : le niveau de vie de tous les Français s’améliorant pendant le quinquennat et celui des plus modestes encore davantage que les autres.

Selon Chloé Lallemand, autre coauteur de l’étude de l’IPP, les écarts avec les estimations du Trésor s’expliquent notamment du fait que Bercy a inclus dans son bilan «des mesures, comme la généralisation du chèque énergie, qui ont été votées par la précédente majorité mais mises en œuvre par l’actuelle», tandis que l’IPP s’est fixé pour règle de ne considérer que des mesures votées par la majorité macroniste. Les hypothèses comportementales, notamment sur la fiscalité du tabac, creusent également l’écart.



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