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Economie

en dix ans, la plupart des destinations sont devenues plus accessibles au départ de l’Hexagone


Les prix au départ de la France métropolitaine ont globalement diminué depuis 2010, principalement en raison du faible prix du pétrole et de la montée en puissance des compagnies low-cost. Les prix devraient désormais repartir à la hausse.

Les vacances approchent et de nombreux foyers vont choisir une destination de voyage et peut-être à réserver des billets d’avion si ce n’est déjà fait. Les prix pourraient alors peser dans le choix de la destination. Le comparateur de prix de billets d’avion Liligo a publié une étude sur l’évolution des prix des billets au départ de France métropolitaine depuis une dizaine d’années. Pour cela, Liligo a comparé les prix de 250 millions d’offres de billets entre 2010 et 2021. Quelles destinations ont vu leur prix au départ de France baisser ? Lesquelles sont au contraire devenues moins accessibles avec le temps ? Le Figaro fait le point.

Ces dix dernières années, les prix des billets ont globalement diminué. Sur les vingt destinations les plus desservies depuis l’hexagone, dix-sept ont vu leur tarif baisser et trois l’ont vu augmenter.

Baisse du prix des vols vers l’Europe et l’Amérique du Nord

Premier constat : les prix baissent pour les billets à destination des grandes villes européennes, de l’Amérique du Nord et des Antilles. En une décennie, les prix des billets ont diminué pour les vols vers Montréal (-21%), New York (-20%), Los Angeles (-19%) ou encore Barcelone (-15%). Certaines capitales d’Outre-mer deviennent aussi plus accessibles avec une baisse pour Saint-Denis de La Réunion (-37%) et Fort-de-France (-21%). «Cette baisse générale est expliquée par le prix du pétrole, relativement faible jusqu’à maintenant», détaille Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo. Les prix ont également été tirés vers le bas par la montée en puissance, dans les années 2010, des compagnies low-cost qui ont notamment investi le marché des long-courriers. Face à ces concurrents à bas prix, «les compagnies traditionnelles ont dû aligner leurs politiques tarifaires», explique Guillaume Rostand. Ainsi, le tarif moyen d’un vol vers Tel Aviv, que la compagnie low-cost Transavia a commencé à desservir au départ de la France en 2014, a chuté de 43% en dix ans, passant de 441 à 252 euros. De même, alors que le billet pour Londres se vendait en moyenne pour 161 euros en 2010, le prix est passé à moins de 79 euros en 2021, soit une baisse de 51%. Une variation qui s’explique aussi par la volonté des compagnies de concurrencer l’Eurostar, explique le porte-parole de Liligo. La capitale britannique se place ainsi en haut du palmarès des destinations ayant connu les plus fortes baisses de prix sur dix ans, devançant Corfou, en Grèce (-46%), et Tel Aviv.

Afin de compenser ces prix bas qui leur sont imposés, les compagnies historiques ont parfois dû adopter les pratiques commerciales du low-cost. «Pour pouvoir présenter des prix d’appel agressifs, certaines compagnies font maintenant payer les bagages séparément», analyse Guillaume Rostand. Le prix final du voyage peut donc facilement dépasser celui affiché à la vente, comme pour les vols de la compagnie Air France Hop, filiale d’Air France spécialisée dans les court-courriers en Europe.

Les prix pour le bassin méditerranéen flambent

En moins grand nombre, les destinations du pourtour méditerranéen ont en revanche vu les prix de leurs billets flamber. Les tarifs ont grimpé pour Marrakech (+33%) et Istanbul (+18%) et au-delà Dubaï (+20%). Le palmarès des plus fortes hausses de prix est dominé par Antalya, en Turquie (+89%), Valence (+71%) et Fès (+50%). «La demande dépasse l’offre», décrypte Guillaume Rostand pour expliquer ces augmentations. Après le début des évènements du printemps arabe, au commencement des années 2010, de nombreux vacanciers français se sont reportés sur ces villes. «Antalya est devenue une destination à la mode et sa fréquentation a explosé», explique Guillaume Rostand.

Des hausses des prix sont à attendre

Désormais, avec le retour de l’inflation et la hausse des prix du pétrole, une hausse générale des prix des billets est à attendre. Liligo rappelle que 25 à 40% du prix d’un billet est déterminé par le prix du baril. En raison des stocks de pétrole accumulés par les compagnies, «il y aura tout de même un délai de six à sept mois entre la hausse du prix du baril et les répercussions sur celui des billets», détaille Guillaume Rostand. «Si le prix du carburant est multiplié par deux et qu’il représente un tiers du coût de l’avion, le prix du billet devrait augmenter de 30%», confiait au journal Le Parisien Xavier Tytelman, consultant pour Starburst et spécialiste de l’économie du secteur aérien.



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