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Economie

En octobre, l’activité en France quasiment remontée à son niveau pré-crise


La Banque de France estime que l’activité devrait revenir, ce mois-ci, «entre 99,5% et 100% de son niveau d’avant-crise».

La remontée est presque achevée. Dans un point de conjoncture publié ce lundi, la Banque de France estime qu’en octobre, l’activité tricolore devrait poursuivre son retour à la normale : après vingt mois de soubresauts, au gré de la crise sanitaire, «l’activité se situerait […] presque à 100% du niveau d’avant-crise» ce mois-ci, constate l’institution.

Les indicateurs sont globalement au vert : une «poursuite modérée de l’amélioration de l’activité» est prévue en octobre, et la Banque de France s’attend donc à ce que le niveau d’activité revienne «entre 99,5% et 100% de son niveau d’avant-crise». La croissance devrait par ailleurs s’établir à 2,3% au troisième trimestre, de quoi conforter les analystes dans leur prévision de croissance de 6,3% pour l’année 2021.

Le taux d’utilisation des capacités dans l’industrie a légèrement reculé en septembre, plombé par des baisses notées dans plusieurs sous-secteurs, dont la métallurgie, les produits en caoutchouc et plastique et un important affaiblissement dans l’automobile. À l’inverse, d’autres secteurs ont progressé, dont l’industrie chimique et pharmaceutique. Dans les services marchands, une embellie «très marquée» est relevée dans plusieurs secteurs, et le secteur du bâtiment connaît, lui aussi, une période dynamique.

Ces tendances devraient se poursuivre en octobre, selon les chefs d’entreprise interrogés par l’institution : le bâtiment progressera, de même que les services, quand l’industrie sera «quasi stable ou en hausse dans l’ensemble des secteurs».

Vingt mois pour revenir à une situation pré-crise

Le retour à la normale fut long et pénible : lors du premier confinement, l’activité s’était effondrée, avant de se reprendre. Mais cette bonne dynamique en V avait été brisée par le retour en force de l’épidémie dans l’Hexagone. Le niveau de PIB avait ensuite stagné pendant plusieurs mois, de décembre 2020 à mai 2021, avant de remonter progressivement à la faveur de l’été. La courbe – et la reprise – ont donc des airs «d’aile d’oiseau».

Ces nouvelles prévisions viennent confirmer l’optimisme affiché par l’Insee dans sa dernière publication : «l’activité économique retrouverait globalement – mais sans le dépasser […] -, son niveau d’avant-crise d’ici la fin de l’année», prévoyait l’institution la semaine dernière. Un retour à la normale porté par un «net» rebond estival, et par un dynamisme «principalement tiré par la consommation des ménages».

Des incertitudes pesantes

Des nuages s’amoncellent à l’horizon, notent toutefois les experts. En septembre, 56% des chefs d’entreprise dans l’industrie interrogés par la Banque de France rapportaient rencontrer des difficultés d’approvisionnement. Une proportion grimpant à 62% dans le bâtiment et jusqu’à 81% dans l’automobile. Ces difficultés de plus en plus courantes «s’accompagnent une nouvelle fois de hausses des prix des matières premières et des produits finis», souligne le rapport.

Autre danger, les difficultés de recrutement continuent de se multiplier : plus de la moitié des entreprises du bâtiment et des services ont indiqué en rencontrer, en septembre, une proportion en forte hausse ces derniers mois. «Elles se sont toutefois atténuées dans la restauration et le travail temporaire», note la Banque de France. L’Hexagone n’est pas le seul pays confronté à ces phénomènes : «cet été, la reprise s’est poursuivie mais le rythme de la croissance s’atténuerait en fin d’année, dans un contexte de difficultés croissantes d’approvisionnement et de recrutement, et de tensions inflationnistes alimentées par les prix des matières premières», soulignaient les statisticiens nationaux il y a peu.

Élément rassurant, la Banque de France ne croit pas que l’inflation ressentie par les ménages s’installera dans la durée. Dans un billet, deux économistes – Yannick Kalantzis et Youssef Ulghazi – estiment que la hausse des prix actuelle «est très certainement temporaire, même si elle peut durer encore plusieurs trimestres». Les auteurs s’attendent à un «contrecoup» de l’inflation en 2022, suivi d’une «pente ascendante» moins marquée en 2023, à mesure que l’activité et les salaires progresseront. S’il est «très difficile» de prédire quand la hausse aura atteint son sommet, celle-ci devrait donc bientôt commencer à refluer sous les 2%.



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