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Economie

En pleine crise des poubelles, la métropole Aix-Marseille épinglée pour sa gestion des déchets


Coûts, recyclage, organisation… Le rapport de la Chambre régionale des comptes rendu public ce jeudi est très sévère.

La métropole d’Aix-Marseille-Provence a été sévèrement épinglée jeudi par la Chambre régionale des comptes sur sa politique de gestion des déchets, au moment où elle traverse une crise des poubelles obligeant les autorités à réquisitionner des éboueurs. Depuis la naissance de cette collectivité en 2016, qui regroupe Marseille et 91 communes autour de la deuxième ville de France, «l’organisation de la collecte des déchets n’a fait l’objet d’aucune évolution majeure» et «aucune économie d’échelle ne peut réellement être mise en avant», a souligné la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur dans un rapport rendu public jeudi.

Elle pointe des coûts de service «systématiquement au-dessus» de la moyenne nationale pour un nombre de tonnes de déchets collectés «en deçà des objectifs imposés par la loi». Le rapport est très sévère sur le recyclage: «La collecte sélective des déchets voués à être recyclés ou valorisés, ne représente à l’échelle métropolitaine qu’un peu plus de 20 kg/habitant/an, alors que la moyenne nationale se situe autour des 40 kg».

Lors d’une conférence de presse, la présidente de la métropole, Martine Vassal (Les Républicains, LR) a indiqué «avoir un an pour travailler sur ce rapport», sans avancer de piste concrète.

La grève des éboueurs pas totalement terminée

La chambre relève aussi les «fragilités» de l’organisation «dans un contexte où le temps de travail réglementaire n’est pas réalisé». Sur ce sujet, la collectivité a tenté ces derniers jours de se conformer à la loi de transformation de la fonction publique de 2019, qui impose l’application des 35 heures au 1et janvier 2022. Cette négociation a déclenché fin septembre une grève des éboueurs. Vendredi, Martine Vassal avait annoncé un accord, octroyant une décote de 9,5% sur les 35h pour tenir compte de la pénibilité de leur travail. Le syndicat majoritaire FO et la FSU ont signé l’accord, pas la CGT. Des agents poursuivent leur grève notamment dans certains secteurs de Marseille, et à Istres et Martigues.

Face à des «milliers de tonnes de déchets» toujours présentes dans les rues près d’une semaine après, la préfète de police a tapé du poing sur la table mercredi, déclenchant des réquisitions pour un «rétablissement de l’ordre public». «Il reste des points durs et c’est pour ça que j’ai demandé au préfet des réquisitions», a affirmé Martine Vassal, vivement critiquée par le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, qui souhaite récupérer la compétence de collecte des déchets dans sa ville pour éviter ces situations. «Qu’il le fasse mais pour cela il faut changer la loi», lui a-t-elle répondu. Dans les rues, une partie des déchets amoncelés ont été collectés, ont constaté des journalistes de l’AFP.



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