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Economie

Et pourquoi pas des villages seniors autour de châteaux à la campagne?


Une société compte développer un concept de logements pour des retraités actifs au vert, sur des domaines de château. Un premier projet est prévu dans le Cher.

Frédéric Boudot en est persuadé: il a la bonne intuition et la pandémie de Covid-19 ne fera qu’accélérer le phénomène. Cofondateur du Groupe Dominence SAS, il développe un concept de «village résidentiel avec services pour séniors actifs» qui va à l’encontre de tout ce qui se fait actuellement. Alors que la tendance actuelle est à implanter ce genre de constructions à proximité du centre des villes pour que tous les déplacements puissent se faire à pied, il estime que l’avenir est à chercher dans nos campagnes.

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«Quand nous avons commencé à nous intéresser à ce secteur d’activité, nous savions que 50 % des retraités voulaient vivre à la campagne, explique-t-il. Cette année, en janvier, quand les statistiques de la population française ont été divulguées par l’INSEE, il a été dit qu’en fait 80 % des retraités rêvent de ce mode de vie.» Et il faut reconnaître que le déconfinement a montré que cette envie de verdure était partagée par toutes les générations. À en croire Frédéric Boudot, la localisation actuelle des résidences seniors s’expliquerait plus par la carotte fiscale pour construire du neuf en zone tendue que par le réel besoin des utilisateurs.

88 appartements et 24 villas

C’est pourquoi ce village de nouvelle génération opterait pour une localisation résolument rurale et afin de disposer de beaux espaces verts ainsi que d’éléments patrimoniaux, le groupe Dominence compte installer ses constructions dans des parcs de château. Il est vrai que l’offre est abondante et les prix plutôt orientés à la baisse. Pour son premier projet, la société a opté pour la commune de Grossouvre et son château, dans le Cher. Le nom ne vous est peut-être pas inconnu, puisque François de Grossouvre, proche conseiller de François Mitterrand qui s’est suicidé durant son second septennat était un descendant de ces châtelains.

Dans les années 70, le site accueillait des colonies de vacances. Crédits photo Groupe Dominence

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Sur cette commune de 280 habitants (5500 en comptant la communauté des communes), le groupe compte restaurer le château dont les éléments les plus anciens remontent au 13e siècle ainsi que sa dépendance de 1500 m² avant de créer 122 logements neufs (88 appartements et 24 villas). Les concepteurs comptent réaménager 11 hectares de surfaces, créer un bassin d’agrément, des jardins à la française, un potager, etc. L’ensemble devra bien évidemment être accessible à toutes formes de handicap mais les développeurs promettent qu’ils seront également «passifs et biosourcés».Il est notamment question de créer une géothermique et une station d’épuration naturelle.

Un «laboratoire»

Frédéric Boudot admet qu’il a cependant fallu abandonner l’idée première de construire en bois, car elle déplaisait à la cible visée. De même, la mise à disposition de véhicules électriques en libre-service même si elle n’est pas abandonnée ne semble pas une priorité. Côté organisation, le plan prévisionnel ne fait état que de 4 salariés à plein temps. Tous les logements seraient détenus par des copropriétaires (pas de location dans un premier temps) dont le Groupe Dominence, sachant qu’il n’y a pas véritablement de gestionnaire ou d’exploitant. Chacun détiendra donc des tantièmes de parties communes et l’ensemble sera géré par une Association de syndic libre.

Ébauche du futur projet. Crédits photo Groupe Dominence

Des choix sans équivalent pour l’instant, ce qui ferait de ce projet s’il est mené à terme, un véritable «laboratoire». Les logements seraient vendus à un tarif proche de 4000 euros, le mètre carré privatif habitable. Des logements bien plus spacieux que ce qui se fait dans les résidences seniors classiques (de 60 à 110 m²) mais un tarif qui reste salé pour une localisation à la campagne: de 250.000 à 380.000 euros. Le document de présentation estime par ailleurs que les charges annuelles seraient limitées à 3500 euros par et par logement sans préciser comment ce tour de force sera réalisé s’il s’agit d’assurer un maximum de services et d’activités tout en entretenant parcs, jardins et bâtiments… Affaire à suivre.

Vue d’artistes des futurs logements. Crédits photo Groupe Dominence





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