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Economie

Eurofins Scientific entre dans le CAC 40 en remplacement d’Atos


Atos, en difficulté, va quitter l’indice phare de Paris. Le géant français des laboratoires d’analyses, Eurofins Scientific le remplace après un parcours boursier explosif.

Le couperet est tombé pour le groupe informatique Atos, en grande difficulté. Il quitte le CAC 40. Il est remplacé par Eurofins. Les deux titres ont des parcours diamétralement opposés en Bourse. Atos est lanterne rouge du CAC 40 depuis le début de l’année avec une chute de plus de 40%. L’entreprise est désormais la plus petite capitalisation de l’indice: environ 4,5 milliards d’euros. Une contreperformance d’autant plus nette que, dans le même temps, l’indice phare de la Bourse de Paris s’est offert un rebond de plus de 20% et flirte avec son sommet historique du mois de septembre 2000 à près de 7000 points.

Eurofins affole les compteurs de la Bourse

De son côté Eurofins, habitué à affoler les compteurs de la Bourse, s’est envolé de plus de 80% depuis le début de l’année et a pratiquement triplé de valeur en trois ans. Le groupe vaut désormais près de 24 milliards d’euros en Bourse, plus que la société Générale (22 milliards d’euros) et pratiquement autant que Michelin (24,5 milliards).

Eurofins vient renforcer le compartiment «santé» du CAC 40, dont Sanofi était jusqu’alors le seul représentant. La société spécialisée dans les tests médicaux et les certifications a été sous les projecteurs avec la pandémie. Les produits liés au Covid-19 lui ont rapporté 750 millions d’euros de revenus au premier semestre, une dynamique qui l’a poussée à relever ses prévisions pour 2021. Le groupe table sur un chiffre d’affaires de 6,15 milliards d’euros.

Depuis sa création à Nantes il y a une vingtaine d’années, Eurofins s’est développé à marche forcée par croissance externe. Cet appétit insatiable a permis à Eurofins d’étendre ses activités à un grand nombre de secteurs: agroalimentaire, produits pharmaceutiques, cosmétiques ou encore hygiène, et de développer son maillage géographique. Le groupe est aujourd’hui présent dans 50 pays et emploie 55.000 personnes dans plus de 800 laboratoires. L’an dernier, le bénéfice d’Eurofins a quasiment triplé. Et, au premier semestre, il a encore quadruplé par rapport au six premiers mois de 2020.

Accumulation de déceptions cette année

Atos a en revanche accumulé les déceptions cette année. Début janvier, le groupe avait proposé plus 10 milliards de dollars pour s’offrir l’américain DXC, né en 2016 de la fusion de l’activité de services informatiques de Hewlett Packard Enterprise et de Computer Sciences Corporation, un montant déjà supérieur à sa propre capitalisation à l’époque (environ 7,5 milliards d’euros). L’opération est apparue «totalement incompréhensible» aux yeux du marché car «en complète contradiction» avec la nouvelle stratégie du groupe axée sur la numérisation, la cybersécurité et le cloud, rappelle Florian Allain, gérant chez Mandarine Gestion. Atos a finalement renoncé mais le marché a commencé à sérieusement douter de sa stratégie.

La confiance des investisseurs s’est encore dégradée au printemps quand des doutes ont surgi sur la comptabilité de deux filiales du groupe aux États-Unis. Le coup de grâce est survenu cet été, quand Atos a pris les investisseurs par surprise en annonçant qu’il ne renouerait finalement pas avec la croissance cette année… moins de trois semaines après avoir confirmé ses prévisions.



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