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Finance

Eurofins Scientific prend la place d’Atos dans le CAC 40



Publié le 9 sept. 2021 à 19:45

L’un des grands gagnants de la crise sanitaire va rejoindre le CAC 40. Le 17 septembre à la clôture, le leader mondial des bioanalyses, Eurofins Scientific, intégrera l’indice emblématique de la Bourse de Paris. Il prendra la place d’Atos, relégué au Next20 après une série de déconvenues qui a fait perdre plus de 40 % à son titre cette année.

L’arrivée d’Eurofins dans le saint des saints de la Bourse de Paris vient couronner un parcours de croissance exceptionnel. Né à Nantes en 1987 à partir d’un unique laboratoire d’analyses, le groupe s’est construit à coup d’acquisitions, se posant en consolidateur du secteur.

Un cours multiplié par plus de 20 en 10 ans

Une stratégie risquée, qui a un temps inquiété les investisseurs face à un endettement élevé. Mais la crise du Covid a changé la donne. Le surplus d’activité généré par les tests de diagnostics lui a permis d’afficher une croissance record et d’accélérer son désendettement. Sa note de crédit est passée en catégorie d’investissement chez Fitch cette année, après Moody’s en 2020.

Sans sacrifier pour autant ses activités traditionnelles. La croissance organique de ses activités traditionnelles au premier semestre a atteint 13 % par rapport à la même période en 2019, avant la pandémie. Eurofins a d’ailleurs relevé ses objectifs de résultats financiers début août.

Un titre admiré de longue date

Coté depuis 1998, le titre a connu une croissance exponentielle ces dernières années. Sur la décennie écoulée, son cours a été multiplié par plus de 20, un parcours boursier particulièrement flatteur.

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L’intégration d’Eurofins dans le CAC 40 devrait donc être accueillie favorablement par les professionnels des marchés. « C’est un titre admiré depuis de longues années pour sa capacité à délivrer de la croissance rentable », estime Thierry Le Clercq, président d’Alphajet Fair Investors.

Déconvenues en série pour Atos

Le déclassement d’Atos n’est pas une surprise après ce qui ressemble fort à une « annus horribilis ». Le groupe a renoncé en début d’année à un projet d’acquisition d’ampleur aux Etats-Unis après avoir été fortement sanctionné en Bourse par ses actionnaires.

Quelques mois plus tard, ses commissaires aux comptes émettaient des « réserves » sur la comptabilité de ses filiales américaines. Début juillet, le groupe de services informatiques a révisé en baisse ses prévisions de résultats pour l’année en cours. Une déception d’autant plus grande que son concurrent CapGemini, également dans le CAC, est sorti renforcé de la crise.

« Atos avait été sauvé lors de la dernière revue de l’indice grâce à des volumes élevés, mais la chute de sa valorisation depuis le début de l’année lui a coûté sa place », explique Thierry Le Clerq. Le groupe est aujourd’hui valorisé moins de 5 milliards d’euros, contre près de 24 milliards pour Eurofins.



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