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Economie

Face à la crise du Covid-19, «la SNCF a été irréprochable», estime Jean-Pierre Farandou


Le PDG de la SNCF estime à environ 100 millions d’euros le surcoût lié au virus cette année.

Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, estime que «99% des passagers» des trains longue distance, soumis à l’obligation de présenter un passe sanitaire valide, sont dans les clous. «Ça marche, ça fonctionne», a résumé le PDG de la SNCF à propos de la vérification du «sésame» lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Questionné sur ce dispositif aléatoire alors que les restaurants ou cinémas sont contraints de le vérifier systématiquement, le patron du groupe SNCF a répondu que le gouvernement avait fixé comme objectif de contrôler le passe sanitaire sur 25% et non 100% des trains de longue distance.

Désinfection des trains, recours à des recrutements pour la vérification des passes, le dirigeant estime que, au total, le surcoût de ces prestations extérieures liées au Covid devrait atteindre une centaine de millions d’euros cette année. «La SNCF a été irréprochable», a jugé le patron de la SNCF. Il a éteint au passage la polémique née après la publication par Mediapart d’un rapport de l’Inspection du travail sur le taux de CO2 trop important à bord des trains : «Nous avons été en justice et nous avons gagné sur ce sujet. Nous respectons les normes en vigueur.»

À voir aussi – Le PDG de la SNCF annonce la mise en place du train de nuit Paris-Tarbes le 10 décembre

Autre mesure liée au Covid et à l’instauration du passe sanitaire, l’annulation et le remboursement sans frais jusqu’au dernier moment avant le départ arrivent à leur terme ce lundi. Les passagers doivent désormais effectuer leurs démarches à J moins 3 jours pour bénéficier de la gratuité. Au delà, ils devront payer 15 euros en cas de modification de leur billet.

Policiers armés et vidéosurveillance

Interrogé sur l’éventuelle révision des «facilités de circulation» – les billets gratuits – pour les cheminots et leur famille, le PDG de la SNCF a précisé que ce dispositif serait maintenu en l’état pour les cheminots qui travaillent à la SNCF. «Cela représente un montant annuel de 400 euros par an par cheminot. Ce n’est pas exorbitant. Je ne vois pas pourquoi je le remettrai en question.»

En revanche, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a déclaré qu’il fallait peut-être revoir ces «facilités» pour les «quelques centaines» de cheminots qui seraient transférés dans une autre entreprise dans le cadre de l’ouverture à la concurrence. Le ministre a aussi proposé que les policiers armés dans les trains bénéficient de la gratuité. «Cela ne sera pas gratuit pour le ministère de l’Intérieur», a souligné le patron de la SNCF. «C’est un accord commercial comme celui que nous avons avec l’Armée», a-t-il dit sans vouloir dévoiler le montant négocié .

Sollicité sur le bien-fondé de la vidéosurveillance dans les trains, Jean-Pierre Farandou a jugé que c’était «un élément important de la sécurité dans les trains» et qu’il fallait le généraliser pour avoir recours aux enregistrements.

À voir aussi – «C’est élément important»: Jean-Pierre Farandou favorable à la vidéo surveillance dans les trains

Perte de la ligne Marseille-Nice et arrivée de Trenitalia

Taclé sur la perte d’une ligne de TER entre Marseille et Nice gagnée par le français Transdev et sur l’arrivée en France de Trenitalia sur le TGV, le patron de la SNCF a rappelé que son «rôle n’est pas partisan, c’est de défendre le ferroviaire en entier». «SNCF Réseau et SNCF Gares et Connexion servent tous les opérateurs.» Mais le patron du groupe fait néanmoins vibrer la corde patriotique : «L’argent gagné par l’Italien ira aux actionnaires de Trenitalia. Quand vous donnez vos euros à la SNCF, ils reviennent dans le système ferroviaire français.»

Le Paris-Tarbes de nuit lancé le 10 décembre

Le train de nuit reliant Paris à Tarbes via Toulouse sera lancé le 10 décembre, deuxième liaison à rouvrir après Paris-Nice dans le cadre du plan de relance gouvernemental, a aussi annoncé Jean-Pierre Farandou. Le train de nuit Paris-Nice avait redémarré en mai, après plus de trois ans d’arrêt, une relance voulue comme une vitrine par le gouvernement français qui espère créer dans les prochaines années une dizaine de lignes nocturnes, comme ailleurs en Europe. Avec ses 24.000 passagers, «le Paris-Nice est un vrai succès commercial», s’est réjoui le PDG de la SNCF. Afin de relancer ces deux lignes, l’Etat a consacré 100 millions d’euros pour le rafraîchissement des voitures et l’adaptation des ateliers.

Enfin, dans la guerre entre le TGV et l’avion, le dirigeant a plaidé en faveur d’un allègement de la TVA en faveur du train «50 fois moins polluant que le même voyage en voiture et 80 fois moins que l’avion».

À voir aussi – Jean-Pierre Farandou se félicite de «l’excellent bilan» de la SNCF cet été



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