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Economie

Fin des nouvelles chaudières au fioul, quelles alternatives?


Cette fois, c’est acté, à compter du 1er juillet 2022, il sera impossible d’installer de nouveaux appareils traditionnels de chauffage au fioul et au charbon (dans des logements tout comme dans le tertiaire). Un décret publié au Journal officiel du 6 janvier fixe en effet à 300 grammes d’émissions de CO2 par kilowatt/heure, le seuil en dessous duquel doivent fonctionner tous les équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire installés dans un bâtiment, y compris en remplacement d’un équipement existant.

» LIRE AUSSI – Un chauffe-eau mal réglé cause 125 euros de surcoût par an

Du côté du ministère de la Transition écologique, on précise cependant: «les propriétaires d’équipements existants fonctionnant au fioul ou au charbon pourront continuer à les utiliser sans changement de combustible, les entretenir et les faire réparer pour maintenir leur efficacité». Et pour le matériel en fin de vie, que pourra-t-on utiliser, notamment dans les zones rurales? Rappelons que le fioul domestique est la 3e énergie de chauffage en France, desservant près de 4 millions de bâtiments dont plus de 3 millions de maisons individuelles en résidence principale. Un mode de chauffage prisé dans les zones rurales ou périurbaines non connectées au gaz de ville ou aux réseaux de chaleur et qui est également très important dans des zones où les températures hivernales sont basses (façade Est, régions Hauts-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes…).

4 millions de bâtiments chauffés au fioul

Le décret évoque notamment parmi les pistes possibles «des raccordements à des réseaux de chaleur, des équipements alimentés par de l’électricité (exemple: pompes à chaleur), de la biomasse, de l’énergie solaire ou géothermique, du gaz, ou encore des équipements alimentés avec un biocombustible liquide (type biofioul, mélange de fioul et de biocombustible à base de colza) dès lors qu’il respectera le seuil» nouvellement fixé. Selon un communiqué de la filière biofioul, cette alternative au fioul domestique fossile «se place comme seule alternative immédiate au fioul 100 % fossile qui soit à la fois techniquement fiable, écologiquement acceptable et économiquement soutenable pour les ménages».

Concrètement, la quasi-totalité du parc des chaudières installées est en capacité d’accepter du biofioul F10 (contenant 10% de colza) et pour le biofioul F30 (30% de colza), il faudra simplement changer de brûleur. Les modèles neufs prêts à fonctionner immédiatement avec du biofioul comportent une indication «Biofioul ready», avec le grade correspondant au degré admissible d’incorporation en biofioul. Côté prix, la filière estime le surcoût à 15% et milite pour une défiscalisation de la part renouvelable du produit. Elle ne manque pas de préciser: «une chaudière performante nouvelle génération et biocompatible permet de réaliser entre 25% et 30% d’économies d’énergie: l’utilisateur consomme donc moins de litres, ce qui réduit également sa facture».

Soulignons enfin que ce nouveau texte prévoit des dérogations à ce nouveau seuil d’émissions de 300 grammes de CO2, notamment «lorsque ni réseau de chaleur, ni réseau de gaz naturel ne sont présents, et qu’aucun équipement compatible avec le seuil ne peut être installé sans travaux de renforcement du réseau local de distribution publique d’électricité», comme le précise le ministère.



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