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Economie

François Perigot, ex-patron des patrons, est décédé


À la tête du Conseil national du patronat français (CNPF) qui deviendra le Medef, il est celui qui a œuvré à l’internationalisation de l’organisation patronale.

François Perigot, qui avait présidé le patronat français de 1986 à 1994, vient de décéder à l’âge de 95 ans, annonce vendredi le Medef, qui salue un homme dont l’action a «laissé une empreinte forte» sur son organisation.

Pendant ses deux mandats à la tête du Conseil national du patronat français (CNPF), ancêtre du Medef où il avait succédé à Yvon Gattaz en 1986, il a été l’homme de l’internationalisation de l’organisation patronale, oeuvrant pour préparer les entreprises françaises à la concurrence au sein de l’Union européenne. Il avait fait du CNPF une organisation «pro-européenne», étant notamment «à l’origine du lancement du premier sommet des patronats européens, en amont des sommets des chefs d’État» de l’UE, rapporte le syndicat patronal dans un communiqué. François Perigot avait ensuite été à l’origine de «CNPF International» devenu «Medef International», qu’il avait présidé de 1997 à 2005, «ouvrant de nouveaux marchés aux entreprises françaises», poursuit-il. Cette structure met aujourd’hui en relation les dirigeants d’autres pays avec quelque 6000 entrepreneurs français.

«Un précurseur»

Sur le plan national, il avait «encouragé le gouvernement à engager des réformes structurelles, notamment en matière de fiscalité, de protection sociale, de législation commerciale, d’investissement technologique et d’éducation», poursuit le Medef, qui rend hommage à un «précurseur», à l’origine des «premières réflexions sur la RSE».

À la tête du patronat, François Perigot avait travaillé avec diplomatie pendant la cohabitation, maintenant une politique modérée à l’égard du gouvernement, rendant hommage à la politique économique suivie par Pierre Bérégovoy, ministre de l’Économie et des Finances, en matière de défense du franc et de lutte contre l’inflation. Il fustigeait cependant souvent les charges pesant sur les entreprises françaises qui, selon lui, les mettaient en difficulté face à la concurrence, en particulier allemande.

Départ en 1994

La crise économique du début des années 1990 exacerbant les tensions et les conflits d’intérêts au sein du CNPF, il l’avait quitté en 1994, et pris la présidence de l’Unice (Union des confédérations de l’industrie et des employeurs d’Europe). Membre de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation, il avait participé à l’élaboration du rapport «Une mondialisation juste: Créer des opportunités pour tous», présenté à l’OIT (Organisation internationale du travail) en 2004.

Né à Lyon dans une famille d’origine corse, le 12 mai 1926, François Perigot avait étudié le droit et les sciences politiques, avant d’entrer en 1955 dans le groupe Unilever et d’en gravir tous les échelons et d’être nommé, en 1970, à la direction de la filiale espagnole du groupe, puis de la filiale française en 1976.



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