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Finance

Inébranlables, les places boursières mondiales continuent de grimper



Publié le 3 avr. 2021 à 7:56

Toujours plus haut. Les Bourses mondiales ont accumulé les records depuis le début de l’année, tirées par la perspective d’un emballement de l’activité économique dans les mois qui viennent. Le S & P 500 a clôturé pour la première fois de son histoire au-dessus des 4.000 points jeudi, quelques jours après un nouveau record de l’indice Dow Jones.

L’Europe n’est pas en reste. L’indice néerlandais AEX a finalement effacé son record historique datant de l’an 2000, avec une clôture à plus de 708 points jeudi, tandis que le DAX allemand s’est installé pour la première fois au-dessus des 15.000 points. Le CAC 40 a, quant à lui, franchi la barre des 6.000 points et n’est plus qu’à un cheveu de son pic d’avant-crise (6.111,24 points) tout comme le STOXX 600 paneuropéen.

L’optimisme des investisseurs a tenu bon face à la remontée rapide des rendements obligataires de ces derniers mois. La perspective d’une reprise à fond de train de l’économie mondiale a soutenu l’appétit pour le risque malgré une succession d’accidents de parcours, de GameStop à Archegos. Chaque accès de faiblesse des cours est perçu comme une opportunité d’achat. L’indice MSCI Monde, qui regroupe l’ensemble des marchés développés, a rebondi de près de 80 % depuis son point bas de mars 2020 et s’inscrit désormais en hausse de 20 % par rapport à la fin 2019.

L’Europe boursière domine

Il faut dire que les résultats annuels sont ressortis supérieurs aux attentes , et les estimations de bénéfices pour cette année ne cessent d’être revues en hausse des deux côtés de l’Atlantique, à +36 % pour le STOXX 600 et +26 % pour le S & P 500, selon UBS. « Les entreprises ont, dans l’ensemble, bien réduit leurs coûts fixes dans la période de crise et voient leurs perspectives de marge augmenter », souligne Emmanuel Auboyneau d’Amplegest.

Les marchés bénéficient toujours d’un soutien important des banques centrales alors que les plans de relance se précisent. Joe Biden a récemment dévoilé un nouveau plan d’investissement de 2.250 milliards de dollars dans les infrastructures, qui s’ajoute au plan de soutien de 1.900 milliards tout juste voté. Les Etats-Unis devraient donc sans surprise distancer l’Europe en termes de croissance économique cette année.

Mais le profil plus industriel et financier des indices boursiers européens est p arfaitement adapté à une reprise généralisée. « Pour les grandes entreprises européennes, l’économie mondiale est en fin de compte plus importante que les perspectives économiques dans leurs pays d’origine respectifs », estime DWS.

Ralentissement de la collecte en actions

Résultat, en dépit de la récente mise en place de nouvelles mesures restrictives pour combattre la troisième vague épidémique, l’Europe boursière a brillé depuis le début de l’année. L’Euro Stoxx 50 s’est adjugé plus de 11 % depuis janvier, contre une hausse de 7 % pour le S & P 500 et de 4,5 % pour le Nasdaq à forte coloration technologique, davantage pénalisé par la remontée des taux long . Parmi les meilleures performances en Europe, on notera l’envolée de Volkswagen (+58 %), locomotive du DAX, qui a séduit les marchés avec son offensive dans l’électrique . Au niveau sectoriel, les valeurs bancaires et du tourisme ont tiré leur épingle du jeu, avec des hausses de près de 20 % au sein du STOXX 600.

Après de telles performances, certains professionnels s’attendent à des mouvements plus erratiques des indices boursiers. Pour « éviter une période plus propice à la volatilité et à la reconstitution des primes de risque », les gérants d’Edmond de Rothschild AM ont ainsi réduit leur allocation aux actions.

Plus généralement, une certaine fatigue des investisseurs commence à poindre. Les fonds actions ont collecté plus de 350 milliards de dollars depuis le début de l’année, dont un record de près de 90 milliards pour les fonds indiciels cotés en mars. Mais le rythme a fortement ralenti, avec la plus faible collecte des fonds actions depuis décembre 2020 sur la semaine au 25 mars, et la plus forte collecte des fonds monétaires depuis avril 2020, selon Bank of America.

Joe Biden a séduit les marchés

Contrairement à son prédécesseur, Joe Biden évoque rarement la performance de Wall Street. Il n’a pourtant rien à lui envier. Au contraire, le S & P 500 a grimpé de 4,6 % entre son investiture le 20 janvier et le 31 mars, davantage que durant les cinquante premières séances sous Donald Trump (+4,4 %) ou Bill Clinton (+3,8 %). A l’autre bout du spectre, George W. Bush a entamé son mandat avec une chute de près de 15 % du S & P 500, pénalisé par l’éclatement de la bulle Internet. Barack Obama, devenu président dans la foulée de la crise financière de 2008, a, quant à lui, vu le S & P 500 perdre 6,1 %.



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