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Economie

Jean-Yves Le Drian annonce une quatorzaine «volontaire» pour les Français revenant de l’étranger


«À partir de demain, toutes les personnes qui viennent de l’étranger hors Union européenne pourront demander une quatorzaine sur la base du volontariat.» Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, invité de LCI ce matin, s’est exprimé sur les nombreux retours de ressortissants Français de l’étranger, mais aussi sur une possible réouverture aux touristes des frontières intra-européenne ou sur l’accord de mutualisation de dette européenne de 500 milliards d’euros conclu entre Emmanuel Macron et Angela Merkel lundi après-midi. Il a également affirmé sa volonté de faire du vaccin contre le coronavirus un «bien public commun mondial».

Vers une réouvertures des frontières

«Les ressortissants français de passage à l’étranger ont été 186.000 à être rapatriés depuis le début de l’épidémie, a d’abord expliqué Jean-Yves Le Drian. Nous avons dû affréter des vols et parfois faire rouvrir des aéroports dans plus de 140 pays, et on arrive maintenant au terme de ce mouvement.» Concernant les frontières intra-européennes, aujourd’hui fermées, il a expliqué que «(la France) allait pouvoir progressivement remettre en question certaines mesures de fermeture» et «aboutir à un assouplissement généralisé à partir du 15 juin». Il a donc également annoncé une quatorzaine «volontaire» à tous les ressortissants Français hors Union européenne qui rentreront dans le pays, dès demain.

Interrogé ensuite sur la création du plan de relance européen de 500 milliards d’euros annoncé par Emmanuel Macron et Angela Merkel hier lundi, Jean-Yves Le Drian a d’abord qualifié cet accord de «considérable».

«L’Europe a mis un peu de temps à réagir face à la pandémie, a-t-il poursuivi. D’abord parce que les enjeux de santé ne font pas partie des compétences de l’UE mais aussi parce qu’au départ, on ne mesurait pas l’ampleur de la pandémie. Donc on a eu du retard à l’allumage. Mais l’Europe s’est bien rattrapée, notamment avec le pacte de stabilité, les aides aux entreprises et aux états, et les 750 milliards d’euros de rachat d’actifs de la BCE. L’annonce d’hier est un électrochoc, personne n’aurait imaginé que la France et l’Allemagne puissent trouver un accord pour lever une dette commune et aider les pays les plus touchés économiquement par la pandémie. L’intérêt collectif de l’Union européenne, c’est que les pays les plus touchés repartent rapidement.»

Bien public commun

Le ministre est ensuite revenu sur les déclarations du président de Sanofi, qui avait envisagé donner la primeur d’un futur vaccin aux États-Unis, avant de se raviser. «La recherche (pour le vaccin) n’a de sens que si celui-ci est reconnu comme un bien public commun mondial. Si on laisse cela tomber dans la compétition marchande, on ne s’en sortira pas. D’abord c’est une question morale, mais aussi une question d’efficacité parce que tout le monde doit avoir le vaccin pour arrêter l’épidémie, pas seulement les plus riches. La mutualisation des brevets et la production massive seront les enjeux de demain.»



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