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Economie

Jérôme Kerviel lance sa newsletter économique et financière


Publications Agora France éditera dès le 20 octobre le «regard différent» sur l’actualité de l’ancien trader, qui a causé une perte de 4,82 milliards d’euros à la Société Générale.

Les bons conseils économiques et financiers de Jérôme Kerviel, ancien trader de la Société Générale qui a causé une perte évaluée à 4,82 milliards d’euros à la banque, débarquent dans une newsletter mensuelle. C’est l’éditeur Publications Agora France (des newsletters comme La Chronique Agora, La Bourse au quotidien ou Investissements Personnels), filiale de la société AGORA, réseau d’entreprises indépendantes de presse spécialisée, qui publiera dès le 20 octobre le «regard différent» de Jérôme Kerviel sur un grand nombre de thématiques, comme la dette française, la politique monétaire des banques centrales, le marché boursier, ou l’inflation qui regagne les pays ces derniers mois.

Depuis la révélation de l’affaire Kerviel le 24 janvier 2008 après la plainte de la Société Générale, Jérôme Kerviel n’a cessé de dénoncer des dysfonctionnements du système judiciaire. L’ancien opérateur de marché s’est également lancé dans une croisade contre «l’establishment financier». Sur le site de Publications Agora France, il se présente aujourd’hui comme un «ancien trader repenti, toujours aussi passionné par la finance» et «un citoyen français préoccupé par la situation économique et financière du pays». Jérôme Kerviel explique redouter d’ici la fin de l’année 2021 une «crise pire que celle que nous avons connue en 2007-2008», au regard de «l’évolution des marchés financiers ces derniers temps».

Un dernier recours en justice rejeté

Avec ses prises de position insensées sur les marchés, Jérôme Kerviel avait manqué de peu de couler la SocGen en janvier 2008. Une affaire qui avait à l’époque choqué la société française. Le premier passage devant la justice du trader s’était soldé par sa condamnation en 2010 à cinq ans de prison, dont trois ans ferme, pour «abus de confiance, faux, usage de faux et introduction frauduleuse de données dans un système automatisé». Mais le Conseil des prud’hommes lui avait accordé près d’un demi-million d’euros de dédommagements pour licenciement abusif dans une décision qui attribuait une partie de la responsabilité de la perte à la banque.

Après l’annulation de ce jugement en 2018, Jérôme Kerviel avait alors décidé de porter l’affaire devant la plus haute juridiction française. Il avait finalement perdu son dernier recours contre la banque en mars 2021. La Cour de cassation avait rejeté sa demande et confirmé la décision de la Cour d’appel de Paris, soulignant que Jérôme Kerviel s’était engagé dans de «multiples procédures frauduleuses» dans le dos de son employeur pour effectuer «secrètement» des opérations qui ont fait courir «des risques majeurs à la banque». Les «graves déficiences» des systèmes de contrôle de la SocGen qui ont permis à Jérôme Kerviel de réaliser la fraude «n’ont pas effacé le degré de gravité de la faute de l’employé», avait ainsi souligné la Cour.

À voir aussi – Claire Calmejane : «La crise a développé le digital et la banque en ligne»



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