Image default
Economie

Just Eat France veut recruter 4500 livreurs en CDI en 2021


Ces livreurs seront recrutés dans trente grandes villes en France, a précisé la plateforme au JDD.

Un autre modèle est-il possible pour le monde de la livraison de repas à domicile ? C’est, en tout cas, le pari que semble faire Just Eat Takeaway, le leader mondial du marché. Depuis novembre, selon le Journal du dimanche, la plateforme de mise en relation a embauché 350 livreurs en CDI, là où ses concurrents misent traditionnellement plutôt sur le recours à des travailleurs indépendants pour réaliser les courses.

Et Just Eat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : la plateforme britannique a annoncé à nos confrères vouloir embaucher 4500 livreurs en CDI dans 30 villes de l’Hexagone. Une offre qui vise à la fois à se distinguer de ses concurrents – Uber Eats et Deliveroo en tête -, en proposant un autre modèle jugé plus soutenable, mais aussi à renforcer ses troupes à l’heure où le marché de la livraison de repas ne cesse de s’accroître : «cette nouvelle offre s’adresse aux 20% d’indépendants et de grandes chaînes de fast-foods qui n’ont pas leurs coursiers», précise à nos confrères la directrice générale de la plateforme en France, Maleyne Rabot.

Dans le détail, les livreurs embauchés en novembre bénéficient d’une couverture sociale, peuvent travailler sur des horaires flexibles et pratiquer une autre activité en parallèle. En outre, «les livreurs Just Eat sont payés 10,30 euros de l’heure, qu’ils fassent une ou plusieurs courses» et l’entreprise leur propose des perspectives d’évolution, dont la possibilité de «superviser notamment des équipes de coursiers», déclare un autre cadre du groupe au JDD.

Ces livreurs ne doivent pas non plus remplacer ceux employés par Stuart, une filiale de La Poste spécialisée dans la livraison du dernier kilomètre et à laquelle Just Eat est associé pour proposer des livraisons aux restaurants n’ayant pas leur propre service.

Just Eat ne souhaite plus s’appuyer sur les travailleurs indépendants en Europe

Cette opération de Just Eat s’apparente à un coup de pied dans la fourmilière. Les géants du marché refusent en effet de s’appuyer sur du salariat, qui risquerait de mettre en danger un modèle économique fondé sur le recours à des travailleurs indépendants. Des syndicats de livreurs à vélo espèrent obtenir une requalification pour certains professionnels, mais les entreprises du secteur contestent vigoureusement le bien-fondé de leur démarche. «La très grande majorité des livreurs choisissent justement Uber Eats pour cette flexibilité et indépendance», explique-t-on chez le géant américain.

Redoublant d’efforts pour étendre son emprise dans l’Hexagone depuis quelques mois, Just Eat expliquait, en septembre, vouloir «passer devant Deliveroo d’ici à la fin de l’année, et devenir leader devant Uber Eats dans les 12 à 18 prochains mois» en France. Il faut dire que le marché tricolore est particulièrement attrayant et dynamique : les plateformes de mise en relation concurrentes de Just Eat se sont ainsi lancées, depuis quelques mois, dans de nouvelles pistes en proposant à leurs utilisateurs de livrer leurs courses faites aux supermarchés.

Sur le plus long terme, ces initiatives de Just Eat s’inscrivent dans le cadre d’un engagement pris en août dernier par le patron de la plateforme, Jitse Groen. Lors d’un entretien accordé à la BBC, l’homme d’affaires avait expliqué ne plus vouloir appuyer son modèle économique sur les travailleurs indépendants. «Nous avons l’intention de ne plus en avoir en Europe», avait-il déclaré. Et d’ajouter : «nous sommes une grande entreprise multinationale avec beaucoup d’argent et nous voulons assurer notre personnel […] Nous voulons être certains qu’ils ont des avantages, que nous payons des impôts sur ces travailleurs».



Source link

Autres articles

Conseils d’architecte pour vivre dans un logement adapté aux épidémies

administrateur

les premières injections du vaccin Moderna se feront en ville à partir de la semaine du 24 mai

administrateur

les Unes des journaux européens après le plan de relance

administrateur

StopCovid, l’appli de traçage enfin disponible pour la phase 2 du déconfinement

administrateur

Télémédecine, TV, Cloud… La Covid-19 accélère le changement dans les télécoms, médias et la technologie

administrateur

«Déconnexion des chauffeurs» : le bannissement façon Uber

administrateur