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Finance

La Bourse de Paris vole de record en record


Le rétablissement spectaculaire des mastodontes du CAC 40 et l’optimisme affiché à l’occasion des résultats semestriels poussent chaque jour la Bourse de Paris vers de nouveaux sommets. Depuis deux semaines et demi, la hausse de l’indice parisien est quasi ininterrompue. Le CAC 40 a d’abord reconquis plusieurs paliers : 6.300, 6.400 et 6.500 points la semaine du 20 juillet, puis 6.600 points le 28.

Le mouvement s’est accéléré en août. L’indice s’est attaqué cette semaine à ses records annuels. Séance après séance, il se rapproche de son record historique de septembre 2000 (6.922 points). Après avoir pulvérisé, lundi, les 6.666 points – touchés en clôture mi-juin – le CAC 40 a franchi le seuil de 6.700 points mardi . Il a terminé la séance de jeudi à 6.781 points, en hausse de 2,55 % depuis le début de la semaine.

Indice star de 2021

Une fois n’est pas coutume, le CAC 40 ressort comme l’indice star de 2021 . Il a mis plus de temps que les grands indices mondiaux à revenir à son niveau pré pandémie. Mais cette année, il a déjà gagné 22 %, nettement devant l’Euro Stoxx 50 des grandes valeurs européennes (+17 %), le Footsie londonien (+10 %), le Dax allemand (+15 %) ou le MIB italien (+15 %).

Paris se paie même le luxe de devancer Wall Street. Le S & P 500, le Nasdaq et le Dow Jones gagnent entre 21 %, 19 % et 18 % depuis le début de l’année.

Reprise tardive

Le marché parisien est attrayant à plusieurs titres. D’abord, la reprise européenne a été tardive et le Vieux continent ne s’essouffle pas encore, contrairement à la Chine qui marque le pas. Aux Etats-Unis, les craintes liées à une modification de la politique de la Réserve fédérale d’ici à la fin de l’année incitent les investisseurs à la prudence. « Tout a été beaucoup plus lent en Europe mais c’est maintenant que la reprise accélère et les investisseurs veulent en profiter », résume Emmanuel Cau, chez Barclays.

Autre atout de la Bourse de Paris : les investisseurs internationaux l’ont longtemps délaissée. Elle n’est donc pas « surcotée ». Dans sa note d’août destinée à ses clients, la banque Citi classe la France au 4e rang des marchés les plus attrayants.

Les marchés ne misaient pas non plus sur un tel rebond des valeurs industrielles et des banques. Or ces dernières pèsent lourd au sein du CAC 40. Les trois meilleures performances de l’année se trouvent dans des secteurs jusque-là délaissés : Saint-Gobain progresse de 70 %, Société Générale de 59 %, ArcelorMittal de 55 %.

Les taux envoient un signal moins optimiste que les Bourses

Les inquiétudes sur un essoufflement de la reprise et la faiblesse de l’offre de titres obligataires continuent de favoriser le recul des taux longs en Europe et aux Etats-Unis. Le rendement de l’OAT française à 10 ans a touché un creux de près de six mois à -0,177 % jeudi. Celui du Bund allemand à 10 ans est passé sous le taux de dépôt de la BCE (-0,5 %), glissant en séance jusqu’à -0,524 %. La BCE, pour qui la hausse de l’inflation est passagère, s’est en outre engagée en juillet à maintenir des taux bas pour une période prolongée et à soutenir l’économie de la zone euro jusqu’à ce que l’inflation se stabilise durablement à 2 %.



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