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Economie

la CGT-Santé se mobilise contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants


Opposée à l’obligation vaccinale pour le personnel soignant, la CGT-Santé appelle à une journée d’action partout en France ce mardi.

Nouvelle journée de mobilisation contre la vaccination obligatoire. Ce mardi, la CGT Santé espère mobiliser des milliers de personnes pour lutter contre la dégradation des conditions de travail dans le secteur de la santé, d’une part, et s’opposer à l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les professionnels du secteur, d’autre part.

Le ton est ferme, du côté du syndicat : «non aux sanctions, non au permis de travail», proclame-t-il dans un tract. Dénonçant la «stigmatisation» dont les personnels de santé sont victimes, à ses yeux, la CGT Santé se redit favorable à la vaccination, mais juge que «c’est par l’information, la pédagogie, le débat que les doutes qui subsistent peuvent être levés, et non par la menace et la sanction». L’organisation revendique la protection des «droits fondamentaux» des salariés, et considère que l’obligation va entraîner de «nouvelles discriminations» entre travailleurs.

Cette mobilisation se déroule à un moment stratégique : à compter de mercredi, l’obligation vaccinale contre le Covid-19 entrera en vigueur pour les professionnels de santé. Les récalcitrants risquent de voir leur contrat suspendu. Un mois plus tard, ils devront impérativement présenter un schéma vaccinal complet. Reste à voir si le couperet tombera effectivement – un point sur lequel le gouvernement se veut intransigeant -, et combien de personnes seront concernées. À défaut de faire fléchir l’exécutif, FO Santé avait réclamé un «délai supplémentaire» mais sans succès.

Dans un préavis de grève national déposé la semaine dernière, la CGT Santé exige donc le «retrait des mesures de suspensions et de sanctions introduites dans la loi relative à la gestion de la crise sanitaire», diverses mesures devant faciliter le travail des professionnels, ainsi qu’une «vaccination éclairée et consentie», non imposée. Des rassemblements sont prévus un peu partout dans l’Hexagone, devant les ARS et les hôpitaux, comme à Orléans, Vannes, Châteauroux, Lyon, Grenoble ou Paris. Dans la capitale, les opposants devraient se retrouver à partir de 10h30 à proximité du ministère de la Santé.

L’opposition de la centrale de Montreuil à l’obligation vaccinale est connue de longue date : le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait déclaré à plusieurs reprises qu’il valait «mieux convaincre plutôt que contraindre». Le syndicat avertit que l’obligation vaccinale risque de provoquer de nombreuses suspensions de contrat de récalcitrants ou retardataires, accentuant la charge de travail pour les salariés vaccinés. «Si 5 ou 10% du personnel des hôpitaux s’en va, c’est une catastrophe sanitaire», s’est inquiété le patron de la CGT, début septembre, appelant l’exécutif à poursuivre le dialogue avec les salariés.

À VOIR AUSSI – «Nous ne reculerons pas»: Jean Castex confirme les sanctions contre les soignants non vaccinés au 15 septembre

Encore 10% de professionnels non vaccinés dans les Ehpad

Car si la campagne vaccinale est repartie en flèche chez les soignants depuis l’allocution d’Emmanuel Macron, mi-juillet, cette dernière n’est pas encore terminée. Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France estimait que 88,1% des personnels soignants salariés en établissements de santé avaient reçu au moins une dose, au 7 septembre. Au 9 septembre, la quasi-totalité des professionnels de santé libéraux – 94,2% – avaient reçu au moins une dose, et 91,5% étaient totalement vaccinés. À la même date, un peu moins de neuf professionnels en Ehpad et unités de soin longue durée (USLD) sur dix – 88,9% – avaient reçu au moins une dose.

De fortes disparités demeurent selon les territoires : en métropole, la proportion de professionnels en Ehpad et USLD ayant reçu au moins une dose dépasse 94% dans plusieurs départements, dont le Pas-de-Calais, la Somme, le Calvados, la Manche, le Finistère ou encore le Cantal. À l’inverse, elle demeure inférieure à 80% dans les Bouches-du-Rhône et dans les Alpes-de-Haute-Provence.

À VOIR AUSSI – Les vaccins favorisent-ils l’apparition de nouveaux variants?



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