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Finance

La croissance des fonds souverains menacée par la bulle boursière mondiale



Publié le 13 janv. 2022 à 13:35

Les fonds souverains ont enregistré une hausse de 6 % de leurs capitaux en 2021 à 10.500 milliards de dollars, selon le rapport annuel du « Global SWF », une plateforme d’analyse de données et de recherche sur les fonds souverains. Les 10 plus grands investisseurs (Norvège, Chine, Singapour, Abou Dabi, Koweït…) s’approprient 70 % des actifs mondiaux. Le fort rebond des cours du pétrole et du gaz a profité aux fonds du Golfe et au fonds norvégien, qui sont chargés de réinvestir et faire fructifier une partie des recettes pétrolières et gazières de leur pays.

La croissance des capitaux des fonds d’investissement étatiques a été divisée par deux par rapport à l’année précédente (14 %). En 2020, les fonds souverains avaient en effet profité de la hausse forte et généralisée des marchés provoquée par les politiques de soutien massives et coordonnées de toutes les banques centrales. Ils sont encore très dépendants de l’évolution des marchés boursiers puisque le Global SWF estime qu’un peu moins de la moitié (46 %) de leurs actifs sont placées sur les actions, 29 % sur les obligations, 12 % sur les actions non cotées et 6 % dans l’immobilier.

Long terme

Ces investisseurs institutionnels étatiques de long terme gèrent deux fois et demie plus d’argent que les hedge funds , qui spéculent davantage à court terme (quelques jours à un an). L’horizon de placement des fonds souverains est de 9 à 12 ans selon le dernier sondage d’Invesco réalisé en 2021. Il a même progressé durant la crise du COVID.

De Wall Street à Shanghai

L’année dernière, les fonds ont saisi encore davantage d’opportunités et augmenté leurs investissements de 19 %, à 106 milliards de dollars (500 acquisitions stratégiques de long terme). La taille moyenne de chaque investissement a été divisée par plus de 2 en 5 ans, à 212 millions de dollars. Les fonds souverains ont continué à réaliser des placements en commun avec d’autres institutionnels, comme les fonds de pension. Choisir un partenaire local (Chine, Australie, Indonésie…) permet de partager les risques et de bénéficier de synergies.

Une fois encore, c’est le fonds singapourien GIC qui a été le plus actif, en doublant ses investissements à 34,5 milliards de dollars, et notamment dans le secteur de la logistique immobilière. Les groupes de la santé pharmacie (Moderna, BioNTech, Medline…), en première ligne dans la crise du COVID, ont été encore privilégiés. Dans les sociétés non cotées , quels que soient les secteurs, les fonds Mubadala (Abou Dabi) et le qatari ont été particulièrement actifs.

Les fonds souverains ont diversifié leur portefeuille boursier en dehors des Etats-Unis et dans des pays comme la Chine et l’Inde . « La plupart des fonds sont optimistes sur les perspectives des actions chinoises. Adia (NDLR : le plus grand fonds souverain du golfe, basé à Abou Dabi) a décidé de fermer son programme d’investissement sur les actions japonaises pour se focaliser sur leurs homologues chinoises et le fonds souverain saoudien PIF a postulé pour obtenir la licence d’investisseurs institutionnels étrangers habilités à investir sur les marchés boursiers en Chine » , note le rapport du Global SWF. Les principaux institutionnels étatiques étrangers sont trois fois plus investis sur les actions indiennes que chinoises.



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