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Finance

La Fédération bancaire restructure la « Revue Banque »



Pour les amateurs français de régulation bancaire, c’est un petit séisme. « Revue Banque », la bible du secteur éditée par la Fédération bancaire française (FBF), fait l’objet d’une profonde restructuration qui prévoit le licenciement de neuf salariés sur dix-huit.

Le mensuel créé en 1926 et réputé pour ses dossiers fouillés continuera d’être publié, mais avec une pagination réduite, et l’offre numérique sera étoffée, indique la fédération professionnelle , confirmant des informations du journal « Le Monde ».

« A l’image du secteur de la presse et de l’édition, le groupe Revue Banque fait face à des difficultés économiques depuis plusieurs années, avec l’activité presse et édition qui est devenue structurellement déficitaire », déclare une porte-parole de la FBF.

En 2020, la société, qui comprend trois activités (presse, séminaires et formations), a enregistré une perte de 450.000 euros pour un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros. Un déficit exceptionnel toutefois compensé par une trésorerie de 3 millions d’euros.

Le périodique, vendu 45 euros l’exemplaire, a vu son tirage baisser dans un marché compliqué. Récemment, Publi-News, la société qui édite le magazine « Point Banque », a été placée en liquidation judiciaire, et la revue « Analyse Financière » a été restructurée.

Crainte de reprise en main

La restructuration de Revue Banque suscite toutefois une vive émotion. « Quel dommage pour la visibilité de notre système bancaire », a ainsi réagi Frédéric Visnovsky , le médiateur national du crédit aux entreprises à la Banque de France.

Certains redoutent une reprise en main, par la fédération bancaire, d’une rédaction qui jouissait d’une certaine indépendance depuis les années 1990. « On se demande si elle ne va pas devenir l’organe de communication de la FBF », craint une ancienne salariée.

Le puissant lobby des banques rejette cette hypothèse. « Ca ne va pas devenir un service de communication », répond-on rue Lafayette, à Paris, où l’on comprend l’émotion suscitée mais insiste sur les enjeux financiers et, par ailleurs, sur l’embauche de trois nouvelles recrues.

La FBF aurait théoriquement pu envisager la cession de la société à un groupe de presse professionnelle comme Infopro , qui édite « L’argus de l’assurance », mais a très vite écarté ce scénario étant donné « l’utilité de la revue pour le secteur », indique une source interne.



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