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Economie

la forte demande a fait grimper le prix des locations


Après des mois d’activité limitée par le Covid, c’était le moment rêvé pour de nombreux professionnels et particuliers de se refaire une santé financière.

Des villas qui se louent à prix d’or. Des mobile homes et chambres d’hôtel proposés eux aussi à des tarifs exorbitants. Cet été, de nombreux professionnels et particuliers ont gonflé sans complexe leurs tarifs. Après des mois d’activité limitée par le Covid, c’était le moment rêvé de se refaire une santé financière. Et comme le besoin de vacances n’a jamais été aussi fort, toutes les planètes étaient alignées pour faire passer des hausses de prix.

«Nous avons assisté à un triple phénomène», analyse Didier Arino, directeur de Protourisme. Il y a d’abord eu moins de promotions que l’an dernier, ce qui a contribué à faire monter la moyenne des prix ; ensuite, les professionnels ont bénéficié d’une forte demande ; enfin, les vacanciers ont privilégié les destinations les plus attractives, donc les plus chères. «Au niveau national, nous avons constaté des hausses de prix de 6 % à 12 % en moyenne dans les hébergements marchands, avec des pics pour les maisons individuelles avec piscine», affirme ce spécialiste. Le site de locations saisonnières Abritel affirme que le prix moyen payé par personne et par nuit pour un séjour en juillet-août dans les dix destinations les plus demandées (Var, Finistère, Alpes-Maritimes…) a augmenté d’environ 10 % par rapport à l’été dernier. C’est plus que d’habitude et selon son porte-parole, «c’est une hausse réelle mais modérée compte tenu du contexte de très forte demande». Chez Abritel, les prix sont fixés par les propriétaires, qui sont des particuliers ; une partie d’entre eux a préféré sécuriser les locations pour l’été, en proposant des prix raisonnables.

Se faire plaisir

Plus aguerris aux réservations de dernière minute, nombre de professionnels n’ont pas eu ces craintes. Ils ont profité au maximum de l’envie d’évasion des clients, prêts à gonfler leurs budgets vacances. «Beaucoup d’hôteliers, en particulier dans le haut de gamme, ont poussé les prix, lesquels n’ont pas perturbé les taux d’occupation. Ils ont bénéficié de la frustration des Français et de leur désir de se faire plaisir pendant les vacances», constate un bon connaisseur.

Selon MKG Consulting, les prix moyens à l’hôtel ont ainsi augmenté de 14,8 % du 1er juillet au 21 août, avec un pic à 25,9 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur, comparé à la même période de l’an passé. Le mois dernier, alors qu’avait eu lieu le Festival de Cannes, l’envolée des prix a été spectaculaire sur le littoral méditerranéen: +35 %.

«Cette année, il n’y a pratiquement pas eu de salons, ni de voyages d’affaires, analyse Vanguelis Panayotis, président du cabinet spécialisé MKG Consulting. Cet effet rattrapage, que l’on constate surtout pendant le pic de la haute saison estivale entre le 15 juillet et le 20 août, est bienvenu pour la trésorerie exsangue des professionnels du secteur.» Par rapport à l’an passé, les recettes des hôteliers ont ainsi progressé de 47,2 % cet été, sur l’ensemble du territoire. Elles restent toutefois encore très en deçà (-20,4 %) de leurs niveaux de 2019. Pour une raison simple: en l’absence de touristes étrangers, le taux d’occupation n’a été que de 58,1 % en moyenne cet été, contre 74,2 % en 2019 avant la pandémie.



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