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Economie

La mairie de Paris inaugure des HLM des beaux quartiers qui font rêver


EN IMAGES – A deux pas des Champs-Élysées, ces trois programmes de logements sociaux offrent d’habiter dans un ancien couvent ou disposent d’un toit-terrasse avec vue sur tout Paris. Découverte des lieux.

Quinze jours à peine après la réélection d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris, son adjoint au Logement Ian Brossat était aux premières loges pour présenter à la presse trois opérations de logements sociaux. Il faut dire qu’ils étaient particulièrement emblématiques du combat que mène l’élu communiste pour le rééquilibrage du logement social dans la capitale. Après avoir inauguré des HLM au-dessus d’une concession Porsche, ou en plein 7e arrondissement avec terrasse face à la tour Eiffel, il mettait en avant trois réalisations dans le 8e arrondissement, à deux pas des Champs-Élysées.

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Il ne s’est pas privé de rappeler que ce 8e arrondissement restait le deuxième le moins bien pourvu avec seulement 3,2% des logements (contre moins de 1% avant la mandature Hidalgo). Par ailleurs, ils incarnent également la volonté de ne pas artificialiser plus encore la capitale puisque tous trois sont nés de la transformation du bâti existant. Le premier et le plus important au 26-26 bis de la rue de Saint-Pétersbourg accueillait auparavant les bureaux de l’INPI (institut national de la propriété intellectuelle). Le second, au 45 rue de Miromesnil, est une prise après préemption d’un immeuble déjà affecté au logement et qui est encore en chantier actuellement. Tandis que le dernier au 12, rue de Monceau a consisté à transformer une ancienne école.

Duplex avec voûtes et fenêtres en ogive

Il faut bien reconnaître qu’en plus de leur localisation enviée, ces trois programmes présentent tous des particularités architecturales qui les rendraient désirables pour tout locataire. Les 84 logements inaugurés rue de Saint-Pétersbourg (ainsi que des locaux d’activité et d’artisanat, 1 bureau d’accueil et 31 places de parking pour un budget global de 29 millions d’euros) occupent notamment une ancienne partie du couvent des Oblats, déjà transformée en bureaux. La transformation des lieux a consisté à dégager un peu l’espace pour retrouver des cours. Ensuite 13 duplex remarquables ont été créés au rez-de-chaussée de l’ancien bâtiment conventuel. Ces logements conservent leurs voûtes et leurs fenêtres en ogive, le tout dans une architecture contemporaine signée Naud&Poux architectes. Quant à la chapelle, elle devient un espace commercial.

Autre ambiance du côté de la rue de Monceau. Dans ces anciens locaux industriels dédiés au commerce du bois avant de devenir une école, les architectes de Virtuel architecture ont récupéré un maximum d’éléments des vies précédentes de l’immeuble et se sont amusés à les détourner. «Nous avons essayé de créer des logements autres avec un peu plus de poésie», souligne Béatrice Vivien, fondatrice de l’agence. Paris tenu: l’immeuble avec ses 24 logements et un local d’activité (budget global: 7,9 millions d’euros) respecte son double aspect: façade Art déco sur rue et aspect plus industriel sur cour avec de jolis clins d’œil à l’histoire des lieux.

Un loyer à partir de 6 €/m²

Des rouages récupérés sur l’ancienne machinerie d’ascenseur décorent le porche dès l’entrée et les anciens radiateurs en fonte rappellent l’école et les cancres qui devaient aimer s’y réchauffer. Les lettres utilisées sur la façade de l’école se retrouvent désormais sur les différents paliers pour servir de jeux de mots: 3 x rien au 3e étage, 7e ciel au 7e, etc. Et que dire des cuisines? Elles ont été installées dans les anciennes cages d’ascenseurs dont les grilles font office de porte d’accès. Même l’escalier qui s’enroulait autour de l’ascenseur a été conservé mais il ne mène désormais nulle part. Déjà accueillis par un petit jardin de pluie (pour laisser s’infiltrer les eaux pluviales) au rez-de-chaussée, les visiteurs de l’immeuble découvriront le clou du spectacle avec l’incroyable toit-terrasse végétalisé au sommet. Il est certes un peu grillé pour l’instant mais la vue à 360° sur Paris est somptueuse sans parler des appartements disposant d’une terrasse privative. Et tout cela pour des loyers (hors charges) compris entre 5,97 et 6,71 €/m²…

Quant à l’ensemble de 12 logements sociaux et un local commercial de la rue de Miromesnil (budget des travaux: 1,75 million d’euros), c’est le seul des trois à encore être en chantier. De facture plus traditionnelle, c’est une belle rénovation et surtout la ténacité de l’architecte Didier Drummond a permis de créer un logement supplémentaire en surélevant les combles et en créant un appartement bénéficiant de grandes baies vitrées avec vue sur les toits de Paris. Ici, c’est l’éco-mobilier qui sera à l’honneur avec d’élégants meubles de cuisines et des portes de placard créés avec des bois récupérés sur d’autres chantiers.





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