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Economie

la production de vaccins manque de matériel et de personnel, note Agnès Pannier-Runacher


La ministre déléguée à l’Industrie a aussi plaidé pour une multiplication des accords entre laboratoires pour accroître les capacités de production.

La production de vaccins anti-Covid 19 ne peut accélérer pour le moment, à cause d’un manque de matériel, notamment des flacons et de personnel pour assurer leur fabrication, a expliqué mercredi la ministre française de l’Industrie. «Le point bloquant, aujourd’hui, c’est les goulots d’étranglement en termes de fourniture de cuves, de fourniture de bouchons, de fourniture de flacons, de fourniture de capsules», a énuméré Agnès Pannier-Runacher, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Parallèlement aux questions matérielles, il y a aussi «des goulots d’étranglement en termes de disponibilité des experts qui sont capables de déployer ces chaînes de production», a poursuivi la ministre déléguée à l’Industrie. «Johnson & Johnson nous disent eux-mêmes qu’ils ne peuvent pas faire plus aujourd’hui parce qu’ils n’ont pas les ressources humaines pour le faire», a noté Agnès Pannier-Runacher.

Interrogé par Le Figaro, le cabinet de la ministre précise qu’il n’y a «pas de blocage à date mais des tensions, en raison d’une forte demande» à travers le monde. Les équipes du «commando vaccin» veillent donc à ce «qu’aucun grain de sable ne vienne gripper la production», ajoute-t-on : «il faut anticiper les difficultés, gérer au mieux les stocks et les flux» et favoriser la montée en puissance de la production, afin de répondre aux objectifs de vaccination. «L’enjeu est donc d’assurer la montée en capacité de production, en France et dans l’Union européenne», mais il n’y a, à ce jour, «pas de risque de ralentissement», précise l’entourage de la ministre.

Des accords entre laboratoires pour accélérer la production de vaccins

«Nous voyons des sites qui sont en train de monter en capacité dans toutes les régions du monde», avait d’ailleurs noté Agnès Pannier-Runacher devant les députés. «Les calendriers de production en place correspondent à un calendrier de déploiement extrêmement accéléré», a-t-elle rappelé : «on ne produit pas un vaccin comme un fait une recette de cuisine», chaque étape étant strictement contrôlée.

Durant l’audition, la ministre a espéré une accélération des partenariats entre groupes pharmaceutiques, à différentes étapes du processus, afin de renforcer les capacités de production. «On peut s’attendre à d’autres accords», a-t-elle déclaré. Elle a ainsi salué les projets du français Sanofi, en retard sur son propre projet de vaccin mais qui va aider à partir de l’été à embouteiller ceux de Pfizer/BioNTech et de Johnson & Johnson. «Sanofi fait un exploit qui a priori n’est pas repris par tous les autres laboratoires aujourd’hui, puisque c’est le seul laboratoire qui produira trois vaccins différents», a-t-elle jugé, y intégrant aussi le propre projet de Sanofi.

D’autres grands groupes ont néanmoins signé des partenariats semblables, comme le suisse Novartis qui va aussi produire le vaccin Pfizer/BioNTech. De l’autre côté de l’Atlantique, Merck a annoncé cette semaine qu’il aiderait Johnson & Johnson. Trois vaccins sont actuellement approuvés dans l’Union européenne : Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca. Un quatrième, celui de Johnson & Johnson, pourrait l’être d’ici à une grosse semaine.

À voir aussi – Pass sanitaire: «L’heure n’est pas venue» mais la «question s’anticipe», affirme Olivier Véran



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