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Finance

La vague de froid au Texas fait flamber les cours du pétrole


Publié le 18 févr. 2021 à 12:47Mis à jour le 18 févr. 2021 à 12:50

Au Texas, les installations énergétiques sont préparées aux canicules. Mais pas aux températures polaires. La vague de froid exceptionnelle qui frappe les Etats-Unis depuis quelques jours a déstabilisé le système électrique, coupant le courant pour plus de 4 millions de Texans. Elle perturbe aussi très fortement les installations pétrolières, qui ont besoin d’électricité pour fonctionner, en particulier dans cet Etat qui est le premier producteur de brut américain.

La production américaine a été réduite de 3,5 millions de barils par jour. Cela représente environ un tiers des volumes extraits aux Etats-Unis et quelque 4 % de l’offre mondiale. Une telle interruption ne pouvait que faire grimper les cours mondiaux, déjà orientés à la hausse ces dernières semaines. Mercredi et jeudi, le baril de brent est passé au-dessus de 65 dollars, pour la première fois depuis janvier 2020. Il s’échangeait à 64,50 dollars jeudi en milieu de journée.

Les raffineries à l’arrêt

« Le système du Texas dans son entier, de la tête de puits jusqu’au compteur électrique dans les maisons, est plus conçu pour faire face à plusieurs journées à plus de 40 degrés qu’à quelques journées où la température est inférieure à -10 degrés », a déclaré Todd Staples, le président de la Texas Oil & Gas Association.

La situation est critique en particulier dans le Bassin permien, une région à cheval sur le Texas et le Nouveau-Mexique qui assure la majorité de la production de pétrole de schiste. On n’y avait pas enregistré de températures aussi basses depuis plus de 50 ans.

De nombreuses raffineries sur la côte du Golfe du Mexique ont également été mises à l’arrêt, dont celle du français Total à Port Arthur, au Texas. Les capacités de raffinage affectées sont à peu près du même ordre que la production de brut (3,6 millions de barils).

Remontée des températures

Autrement dit, les perturbations sont aussi fortes pour l’offre que pour la demande, ce qui limite l’impact sur les prix du brut. « La hausse des cours aurait été beaucoup plus importante si les raffineries n’avaient pas été affectées dans les mêmes proportions », écrit Bjornar Tonhaugen, analyste du cabinet Rystad Energy.

Les perturbations ne dureront pas longtemps, car les températures vont remonter dès ce week-end. Elles auront été assez durables, toutefois, pour faire tomber la production du Bassin permien au mois de février à son niveau le plus bas depuis mai dernier, au plus fort du krach pétrolier provoqué par la crise sanitaire .

Les Etats-Unis importateurs nets

Les Etats-Unis étaient déjà en perte de vitesse sur le marché pétrolier depuis l’an dernier. La chute des cours a contraint beaucoup de compagnies à réduire leur production. En conséquence, le pays devrait redevenir importateur net cette année et en 2022, prévoit l’Energy Information Administration dans une note publiée mercredi.



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