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Economie

l’absentéisme est en nette augmentation dans les entreprises françaises


Plus de quatre entreprises parisiennes sur cinq font ce constat, selon une étude du Medef Paris.

Alors que le nombre de nouveaux cas positifs au coronavirus ne cesse d’augmenter, dépassant mardi la barre des 350.000, les entreprises françaises sont de plus en plus confrontées à l’absentéisme de leurs salariés. Selon une étude réalisée par le Medef Paris, « la vague Delta/Omicron, le retour en force du télétravail et l’augmentation des arrêts maladie désorganisent près de 100% des entreprises parisiennes interrogées. L’absentéisme augmente pour plus de 4 entreprises parisiennes sur 5 ».

Parmi les entreprises répondantes, 29% déclarent même qu’entre 10 et 25% de leurs effectifs sont actuellement en arrêt maladie. Mais cette absence n’est pas toujours synonyme de contraction directe du coronavirus puisque pour 43% des entreprises interrogées, elle est également causée par la gestion d’enfants malades ou liée à la fermeture des classes ou des écoles. Et cela, malgré des règles d’isolement allégées depuis début janvier avec notamment la fin de la quarantaine pour les personnes cas contacts disposant d’un schéma vaccinal complet et un isolement d’une durée de sept jours pour les personnes positives ayant également un schéma vaccinal complet.

Mais ce phénomène ne touche pas seulement les entreprises parisiennes. «Depuis début janvier, l’absentéisme atteint jusqu’à +40% dans certaines usines qui sont obligées de fermer des lignes», observe Gaëtan Deffrennes, directeur général de Randstad, l’un des trois principaux groupes d’intérim en France.

Les transports scolaires impactés

Ingrid Mareschal, déléguée générale de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, pointe une situation qui se montre difficile pour la première fois. « Le taux d’absentéisme monte à 9% au sein de nos entreprises adhérentes. C’est très problématique pour leur organisation avec un impact direct sur les transports scolaires. Certaines entreprises réaffectent leurs conducteurs de transports touristiques vers les transports scolaires mais cela ne suffit pas toujours. Ces difficultés concernent l’ensemble de la France », met-elle en avant. Par exemple, dans la Sarthe, le réseau ALEOP s’est vu contraint de supprimer des lignes scolaires et de modifier des circuits, notamment les arrêts et les horaires. Même chose en Savoie, avec des perturbations attendues sur les transports scolaires sur l’agglomération de Thonon.

Du côté du secteur de la grande distribution, la Fédération du Commerce et de la Distribution se veut rassurante. « Nous sommes face à des taux d’absentéisme qui montent mais qui sont très nettement inférieurs à ceux de mars 2020 où là il y avait une vraie difficulté. Le problème est plus du côté de la logistique mais sans problématiques majeures. Il n’y a pas à craindre de ruptures d’approvisionnement ou de problèmes dans les magasins. C’est gérable avec le recours à l’intérim ou des réorganisations internes», a indiqué Jacques Creyssel, délégué général de la FCD. Des propos confirmés par les enseignes de Monoprix, de Carrefour et d’Auchan.

En effet, dans ce contexte, le recours à des intérimaires s’impose comme une solution d’urgence. Le nombre d’intérimaires en activité est ainsi en hausse de 15% sur un an chez Randstad. Chez Connectt, une autre enseigne d’intérim, la demande s’accroît particulièrement vite depuis la rentrée: +10% entre décembre et janvier.



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