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Economie

L’achat immobilier est de plus en plus long à rentabiliser face à la location


Êtes-vous plutôt du genre verre à moitié vide ou à moitié plein? Dans cette huitième édition de l’étude annuelle «Acheter ou louer» du courtier en crédit Meilleurtaux, chacun pourra y trouver des conclusions conformes à son état d’esprit. Les optimistes retiendront qu’il reste toujours intéressant d’acheter sa résidence principale (selon l’hypothèse de l’étude, il s’agit d’un logement de 70 m²) plutôt que de la louer au terme d’une échéance relativement brève: 5 ans et 8 mois en moyenne pour les 36 villes étudiées. Les autres retiendront surtout que les délais pour rentabiliser son achat immobilier (c’est-à-dire le temps nécessaire pour amortir tous les coûts liés à l’achat immobilier) ont augmenté dans 33 villes sur 36.

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En dehors des trois exceptions que sont Perpignan, Le Mans et Reims, la période moyenne pour que l’achat de sa résidence principale soit plus intéressant que la location, a bondi de 2 ans et 4 mois depuis l’an dernier. «Malgré la baisse des taux, la montée des prix rend la situation beaucoup plus compliquée que l’an passé dans un quart des villes de France, admet Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux. L’immobilier dans les grandes métropoles enregistrent des prix toujours plus hauts, ce qui rend l’achat moins évident.» Car si les prix à l’achat ont explosé dans bon nombre de villes, les loyers se sont montré beaucoup plus sages, voire ont baissé.

«Effet TGV»

Dans certaines grandes villes, l’allongement de la durée optimale a été spectaculaire. C’est le cas pour Strasbourg, qui passe de 4 ans à 9 ans et 2 mois en 2021, de Rennes qui a plus que doublé, passant de 4 ans et 1 mois en 2020 à 11 ans cette année. Et que dire d’Angers qui voit sa durée de détention requise pratiquement quadrupler. Alors que l’on pouvait se contenter de 2 ans et 5 mois l’an passé, il faut désormais compter sur 9 ans et 6 mois pour vraiment rentrer dans ses frais. Des villes qui ont bénéficié de «l’effet Covid» grâce à leur bonne desserte TGV. Résultat: les tarifs se sont envolés.

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Et les métropoles qui étaient parmi les plus chères poursuivent leur ascension: Paris, Lyon, Montreuil, Boulogne-Billancourt, Bordeaux et Nantes. Surprise de cette étude annuelle, c’est Lyon qui enregistre la plus forte progression: les candidats propriétaires doivent y patienter 10 ans de plus pour faire une bonne affaire, passant de 18 à 28 ans! Paris, Montreuil ou Bordeaux avec quelques autres dépassent toutes les 10 ans.

10 ans de plus à Lyon!

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Pour tous ceux que ces évolutions découragent, reste l’option des villes moyennes. «L’achat immobilier reste une valeur refuge et à l’exception de très rares grandes villes et de certaines villes moyennes qui subissent un engouement rapide et récent, elles sont un bon compromis, moins chères que Paris, mais intéressantes pour investir sur du court terme, souligne Maël Bernier. En effet, plus de la moitié des villes de France ont une durée de détention inférieure à 3 ans.» Il est vrai que dans cette étude, près de 10 villes sont intéressantes en moins de deux ans: de la championne Perpignan (11 mois), à Reims qui passe tout juste sous la barre (1 an et 11 mois) alors qu’elle est située à moins d’une heure de Paris.



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