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Economie

l’action de Business France doit mieux s’adapter à l’évolution des marchés


Le déficit commercial de l’hexagone devrait encore une fois se dégrader en 2021 .

Créer une équipe de France de l’international n’a jamais été facile. La Cour des comptes a décidé de se plonger dans l’établissement qui fait figure de tête de pont de cette politique économique, Business France -l’agence créée en 2015 de la fusion de deux établissements publics, l’Agence française pour les investissements internationaux et Ubifrance. Soulignant d’abord que cette fusion a été marquée par «quelques difficultés internes», les Sages de la rue Cambon relèvent que son coût a été maîtrisé. Et qu’après le changement de direction générale (mi-2017), avec le retour de Christophe Lecourtier, les «progrès ont été continus dans la gestion courante de l’établissement, notamment en termes de gestion des ressources humaines et de rationalisation du parc immobilier». La situation financière de l’établissement est apparue «bien maîtrisée», jusqu’à ce que la crise vienne faire chuter les recettes commerciales.

Dans ce contexte, la Cour estime d’ailleurs que «son réseau devrait être mieux adapté aux évolutions des marchés d’exportation actuels et futurs, et moins orienté sur l’Union européenne, espace aux marchés déjà matures». Aujourd’hui, L’Europe représente 48% du chiffre d’affaires de l’agence.

Une «team France invest» embryonnaire

Sur ses missions, la Cour formule également quelques observations. L’un des objectifs assignés à Business France en 2018 était notamment de réunir l’ensemble des acteurs publics compétents en matière d’internationalisation des entreprises françaises et d’attractivité en mettant en place une Team France Export et une Team France Invest. Les Sages constatent que la première semble être bien amorcée. La seconde, en revanche, demeure «embryonnaire» et doit être déployée rapidement. La Cour prévient au passage que sa mise en place «pourrait être plus complexe que celle de la Team France Export du fait de la concurrence entre régions en matière d’accueil des investissements directs étrangers (IDE) et de leur réserve face à l’élaboration, sous l’égide de Business France, d’une stratégie nationale dans ce domaine».

Enfin, elle note que, selon les données fournies par l’établissement, ses clients sont dans l’ensemble satisfaits de la prestation rendue (avec un taux s’élevant entre 89 % et 96 % selon les méthodes d’évaluation), «mais l’impact économique et social des actions de Business France reste incertain – près d’une entreprise sur deux accompagnées estimant n’avoir pas obtenu de commande ou conclu de contrat à la suite de l’accompagnement reçu de l’établissement public» – qui bénéficie de subventions de l’État d’un montant de 101 millions, sur un total de 472 millions de recettes.

En attendant, le déficit commercial de l’hexagone devrait encore une fois se dégrader en 2021 (à 86 milliards d’euros, après 65 milliards en 2020) et même plonger à 95 milliards en 2022. Un montant absolument inédit qui représentera 3,7 % du PIB (contre 2,4 % en 2019).



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