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Finance

L’assurance-vie confirme son rebond en début d’année



L’assurance-vie veut croire à un retour à la normale. L’un des principaux produits d’épargne des Français a enregistré en janvier une collecte nette positive de 2 milliards d’euros (cotisations moins versements), selon des chiffres publiés lundi par la Fédération française de l’Assurance (FFA), ce qui représente une performance inédite depuis septembre 2019.

Si les retraits sont restés à leur étiage habituel (11,6 milliards d’euros en janvier), les versements ont atteint 13,6 milliards d’euros, une jauge très élevée.

« Depuis plusieurs mois nous observons un rétablissement tendanciel de la collecte en assurance-vie à mesure que les Français gagnent en visibilité dans la sortie de crise sanitaire, notamment avec la campagne de vaccination. Cette visibilité est nécessaire pour sortir les épargnants d’un comportement attentiste et leur faire retrouver des projets d’investissement à moyen-long terme », explique aux « Echos » Franck Le Vallois, directeur général de la FFA.

L’assurance-vie a connu une collecte nette négative de 6,5 milliards d’euros l’an dernie r, du jamais vu depuis 2012 et la crise de la zone euro. Mais la situation s’améliore graduellement.

Les distributeurs retrouvent leurs marques

Franchement négative entre mars et septembre 2020, la collecte a été nulle en octobre et novembre dernier, avant de revenir dans le vert (de 500 millions d’euros) en toute fin d’année , et de poursuivre cette embellie début 2021.

Plusieurs explications peuvent se cumuler. « Entre confinement et couvre-feu, les modes d’interaction entre les réseaux de distribution et les clients ont été perturbés. Les distributeurs ont su s’adapter à ces nouvelles contraintes, se sont transformés et ont retrouvé progressivement leurs marques », ajoute Franck Le Vallois.

Par ailleurs, les flux d’épargne restent très importants en ce début d’année . Notamment, le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont attiré 7,19 milliards d’euros en janvier.

A la différence des mois précédents, la manne de l’épargne s’est aussi portée sur l’assurance-vie, qui avait le tort – aux yeux des épargnants au plus fort de l’inquiétude sanitaire – de ne pas être aussi rapidement accessible qu’un compte courant en cas de besoin.

Ce redémarrage s’accompagne d’une évolution favorable aux unités de comptes (UC), ce compartiment de l’assurance-vie plus risqué (car davantage investi en actions) mais potentiellement plus rémunérateur. Il s’oppose aux fonds en euros (garantis mais à la rémunération faible).

Vaisseau amiral

La collecte nette en UC apparaît positive de 2,7 milliards d’euros en janvier, alors que dans le même temps les fonds en euros vivent une décollecte de 700 millions d’euros.

« L’évolution du mix entre fonds en euros et supports en unités de comptes confirme que les Français sont prêts à diversifier de plus en plus leur épargne », estime Franck Le Vallois.

Les assureurs pilotent aussi pour partie cette évolution, notamment en rendant la rémunération du fonds en euros moins attractive. Au total, les UC représentent désormais un tiers des cotisations d’assurance-vie, le fonds euro restant donc le vaisseau amiral.



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