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Finance

Le CAC 40, un indice à l’actionnariat de plus en plus français


Publié le 21 oct. 2021 à 17:52Mis à jour le 21 oct. 2021 à 17:53

Les grandes entreprises françaises n’ont jamais été aussi internationalisées , mais leur capital reste largement entre les mains des investisseurs locaux. La détention d’actions de sociétés du CAC 40 par des non-résidents est même tombée l’an dernier à son niveau le plus faible depuis 2002, selon la Banque de France.

Les investisseurs étrangers détenaient seulement 39,9 % du capital du CAC 40 à la fin 2020, selon des données publiées jeudi qui portent sur les sociétés ayant leur siège social en France, ce qui exclut Airbus, ArcelorMittal et STMicroelectronics.

Repli continu

Cette proportion est en repli constant depuis 2013. A l’époque, les investisseurs étrangers détenaient près de la moitié du capital du CAC 40. A noter, les capitaux ont tout de même recommencé à se diriger vers les grandes entreprises françaises depuis 2019. L’année dernière, les non-résidents ont été acheteurs nets d’actions françaises pour 1,7 milliard d’euros.

Mais ils restent loin des records du début de la décennie. Ils acquéraient alors pour près de 15 milliards d’euros d’actions françaises par an. Et ils sont très minoritaires par rapport aux investisseurs domestiques, acheteurs nets à hauteur de 10,5 milliards d’euros l’an dernier.

Les choix d’investissement des non-résidents ont également pesé sur leur taux de détention du CAC 40. « Les sociétés qui ont affiché une baisse importante de leur cours boursier en 2020 figuraient parmi les plus investies par les non-résidents », note la Banque de France.

Exception française

Les secteurs pétrolier, des matériaux et de l’industrie restent les plus prisés des investisseurs étrangers, avec un taux de détention supérieur à 45 %. Les valeurs technologiques et des télécoms ont également séduit à l’international l’an dernier, avec un taux de détention en forte hausse de 30 % à 35 %.

Le faible poids des investisseurs étrangers dans le capital des entreprises cotées est une exception française en Europe. Une des explications fréquemment avancées est le poids important des actionnaires familiaux , notamment parmi les champions de la cote. En outre, lors des crises, il est fréquent que les investisseurs américains – près d’un tiers des investisseurs non-résidents – se replient sur leur base domestique, ce qui explique probablement une partie de la décrue de l’année dernière.

La détention d’actions par des investisseurs étrangers est bien plus importante ailleurs en Europe. Et contrairement au cas français, elle a tendance à s’accroître. Alors que les non-résidents détiennent seulement 36 % de l’ensemble des actions françaises, des petites aux grandes entreprises cotées, cette proportion monte à plus de 46 % en Italie, 57 % en Allemagne et jusqu’à 85 % aux Pays-Bas, qui attire de nombreuses sociétés étrangères grâce à sa fiscalité avantageuse.

À noter

La Place de Paris est la plus importante du Vieux Continent avec une capitalisation totale de 2.308 milliards d’euros à la fin 2020, contre 2.037 milliards pour le Royaume-Uni et 1.964 milliards pour l’Allemagne.



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