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Economie

Le Covid-19, première cause des arrêts de travail de janvier à mai


Sur cette période, près de la moitié des arrêts de travail étaient dus au virus, selon une étude.

Le Covid-19 a été la première cause des arrêts de travail des salariés (hors fonction publique) de janvier à mai, principalement en raison des arrêts dérogatoires liés au coronavirus, selon un sondage de Malakoff Humanis publié jeudi. Globalement, le nombre de salariés ayant eu au moins un arrêt de travail a augmenté de trois points (+30%) sur la période étudiée, «passant de 10% des salariés en janvier à 13% en mai», précise Malakoff Humanis dans un communiqué.

Au total, 46% des arrêts de travail étaient dus au Covid-19 de janvier à mai, dont 12% de cas d’infection diagnostiqués et 34% d’arrêts dérogatoires provoqués par l’épidémie. «Le pic a été atteint en avril 2021», avec 52% des arrêts de travail liés au Covid (dont 15% de cas diagnostiqués), d’après l’étude.

Après le coronavirus, les «principaux motifs d’arrêt maladie» ont été les accidents ou traumatismes (21%), devant les troubles psychologiques (dépression, anxiété, stress) et épuisement professionnel ou burn-out, qui représentent ensemble «19% des arrêts», détaille Malakoff Humanis. Les maladies graves ont entraîné 12% des arrêts, tout comme les troubles musculosquelettiques. La part d’arrêts de travail chez les managers (17%) est «plus importante que chez les non-managers» (11%), note le groupe de protection sociale.

«Une dégradation de la santé mentale» des salariés

«Le renoncement aux arrêts maladie diminue» sur la période étudiée: «8% des salariés ont continué à travailler bien que leur médecin leur ait prescrit un arrêt de travail», alors qu’«ils étaient 19% en septembre 2020», souligne Malakoff Humanis, qui mesure depuis mars 2020 l’impact de la crise sanitaire sur la santé des salariés. De janvier à mai, en dehors du coronavirus, 16% des arrêts étaient «longs (supérieurs à un mois)», à comparer aux 12% d’arrêts longs enregistrés en 2020 et aux 9% de 2019.

Selon une deuxième enquête, la crise sanitaire a entraîné «une dégradation de la santé mentale» des salariés, qui souffrent d’«une fragilisation générale de (leur) état psychologique». Quatre salariés sur dix (41%) estiment que la crise sanitaire a eu un «impact négatif» sur leur santé mentale et «près d’un salarié sur dix (9%) estime être en mauvaise santé mentale».

Si 82% des salariés sont «satisfaits de leur travail», 35% sont «stressés» et «24% disent être à bout de forces», tandis que 30% craignent de perdre leur emploi, relève Malakoff Humanis. Ces études ont été réalisées auprès d’échantillons représentatifs de salariés, hors fonction publique (quelque 2.000 personnes interrogées chaque mois de février à juin, soit 10.028 au total, pour la première; 1.510 du 28 avril au 10 mai pour la seconde).

À VOIR AUSSI – Comment organiser le travail après le Covid-19? Myriam El Khomri met en garde contre le risque de «fracture au sein des entreprises»



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